Nathalie Morin avec son conjoint et un de ses enfants
Le gouvernement canadien autorise le conjoint de Nathalie Morin, cette Québécoise qui serait retenue contre son gré en Arabie saoudite depuis six ans, à rentrer au Canada. Cette autorisation devrait permettre à Mme Morin de revenir au pays avec ses trois enfants.
Le conjoint de Nathalie Morin, Saeed Al-Sharahni, aurait en effet obtenu un visa de résidence temporaire pour un an et serait prêt à raccompagner la famille au Canada. Un accès qu'Ottawa lui refusait depuis des années puisqu'il a été expulsé du Canada en 2002.
« Il a son visa pour venir ici depuis le 27 novembre », dit Johanne Durocher, la mère de Nathalie Morin qui multiplie les démarches depuis des années pour que sa fille puisse revenir au Canada.
« Le Canada a donné un visa. Le Canada permet à Saeed de nous reconduire au Canada, les trois enfants et moi », dit de son côté Nathalie Morin.
Mais selon Mme Morin, le gouvernement de l'Arabie saoudite refuserait pour l'instant de laisser la famille quitter son territoire. Les autorités saoudiennes refuseraient d'émettre des passeports aux trois enfants âgés de 3, 5 et 9 ans.
Nathalie Morin et ses proches souhaite que le gouvernement canadien fasse pression sur Ryad pour débloquer le dossier. L'opposition à Ottawa tente depuis longtemps de convaincre le gouvernement d'aider Mme Morin à sortir d'Arabie saoudite avec ses enfants. « On sait que, oui, le père a eu un visa, mais qu'il ne pourra pas voyager au Canada s'il n'est pas accompagné de Mme Morin et des enfants », dit la député néo-démocrate Hélène Laverdière, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires étrangères.
D'après les reportages d'Anne-Louise Despatie et d'Anouk Desgroseilliers