Ottawa demande l'aide du public pour retrouver de présumés criminels de guerre

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney (archives) Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney (archives)  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Le gouvernement canadien demande l'aide de la population pour retrouver 30 hommes qu'il souhaite déporter.

L'Agence des services frontaliers a publié les photos, les noms et certaines informations sur son site Internet pour optimiser les chances de les retrouver.

Cependant, l'Agence fédérale ne précise pas la nature des crimes qui sont reprochés à ces personnes.

Ces 30 étrangers seraient coupables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité ou en seraient complices.

Les autorités pensent que la majorité d'entre eux se trouve dans la grande région de Toronto, mais certains auraient été vus à Montréal ou encore en Alberta.

Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, explique que le Canada vérifie avec attention le passé des immigrants en provenance des pays qui ont connu la guerre.

Mais certains individus réussissent à déjouer les agents des services frontaliers en présentant de faux passeports.

Selon M. Kenney, certains criminels de guerre pourraient avoir un oeil sur le Canada parce que « notre système d'asile a une réputation de laxisme ».

Il affirme que le Canada tient à traduire devant les tribunaux les personnes soupçonnées de crimes ou complices d'atteintes graves aux droits de la personne.

« S'ils arrivent ici clandestinement, ils seront repérés et identifiés, et en subiront les conséquences. » — Jason Kenney

Les personnes recherchées proviennent de partout dans le monde. Douze d'entre eux sont Africains et sont originaires du Ghana, de la Somalie, de l'Angola, du Soudan, de la République démocratique du Congo, du Nigeria et de l'Algérie.

Six autres sont originaires de l'Amérique centrale et du Sud (Guatemala, Honduras, Salvador, Pérou) et un autre est Haïtien.

On compte deux hommes de l'ex-Yougoslavie, un Irakien, deux Pakistanais, quatre Afghans ainsi que deux Sri-Lankais.

Des mandats d'arrestation ont été lancés contre toutes ces personnes.

Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a mentionné de son côté qu'environ 300 personnes se voyaient refuser l'entrée au pays chaque année en raison de possibles violations des droits de la personne ou du droit international.