![]() En profondeur La rivière Richelieu baisse un peu, les secouristes gardent le rythme Mise à jour le samedi 7 mai 2011 à 23 h 30 La rivière Richelieu baisse un peu, les secouristes gardent le rythme
Le niveau de la rivière Richelieu baisse graduellement alors que plus de 3000 maisons sont inondées et 2000 personnes de la région ont été évacuées. Le directeur régional de la sécurité civile pour la Montérégie et l'Estrie, Yvan Leroux, a tenu une conférence de presse, samedi après-midi, pour souligner la baisse de 2 à 3 centimètres du niveau de l'eau. M. Leroux a précisé que peu ou pas de précipitations sont prévues pour les 72 prochaines heures. Il a ajouté qu'il est difficile de prévoir comment la situation va évoluer, puisque la hausse historique des niveaux de la rivière Richelieu et du lac Champlain rend difficile toute comparaison avec le passé. Il rappelle aux automobilistes de composer le 511 pour vérifier l'accessibilité des chemins avant de prendre la route. Le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Gilles Dolbec, a invité les citoyens de la région d'appeler au 811 pour obtenir un soutien psychologique. L'ingénieur-hydrologue à l'Université de Sherbrooke Robert Leconte confirme que la diminution des niveaux d'eau dépend maintenant de la météo étant donné que la neige a déjà fondu. « Le pire sera derrière nous s'il n'y a pas de pluie annoncée dans les deux prochaines semaines », a-t-il expliqué sur les ondes de RDI. Vu la grandeur du bassin versant, soit 24 000 km2, l'évacuation naturelle des eaux pourrait prendre plus d'une semaine. Dans la journée de vendredi, le nombre de localités touchées par les inondations est passé de 10 à 18. Les villes de Venise-en-Québec, Noyan, Saint-Jean-sur-Richelieu, Henryville, Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix et Sainte-Anne-de-Sabrevois sont parmi les plus atteintes. Sylvain Latour, porte-parole de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, a témoigné que les résidents de la région étaient quelque peu encouragés de voir une stabilisation du niveau des eaux, précisant qu'une baisse significative de trois à quatre centimètres pourra être observée dès lundi. Michel Léveillé, directeur général de la Croix-Rouge pour le Québec, explique que les dons sont le meilleur moyen d'aider les sinistrés dont le drame ne se terminera pas avant plusieurs semaines. « Les gens sont à un clic de faire une différence », a-t-il affirmé. La Croix-Rouge pour le Québec dispose déjà d'un fonds de 225 000 $, dont 125 000 $ sont des dons d'institutions financières et 100 000 $ proviennent du fonds de réserve. Les agriculteurs rapportent quant à eux des « pertes majeures » en raison des terres inondées où les semences de maïs et de soya n'ont pu être plantées. Réjean Bessette, président de la Fédération de l'Union des producteurs agricoles de Saint-Hyacinthe, déplore que les indemnisations versées ne soient pas suffisantes pour compenser ces pertes. Mises en garde de la SQLa Sûreté du Québec met en garde les personnes qui utilisent des systèmes de chauffage et des systèmes d'appoint, comme des génératrices, les invitant à l'« extrême prudence ». Les vapeurs qui s'en dégagent peuvent entrer dans les résidences et empoisonner les occupants. La Sûreté rappelle aussi aux résidents sinistrés que l'usage des barbecues est à proscrire à l'intérieur des résidences. Les autorités notent par ailleurs des dangers associés à la présence de l'eau. Des personnes qui étaient tombées dans des piscines creusées ont notamment dû être secourues. Le lieutenant Brunet, conseiller en communication de la Sûreté du Québec, a déclaré que trois évacuations d'urgence ont été effectuées au cours de la journée de vendredi. Dans deux des cas, la santé des personnes était en danger puisqu'elles avaient été intoxiquées au monoxyde de carbone. Dans l'autre, il s'agissait d'une personne âgée désorientée. Lorsqu'un incident survient, le lieutenant Brunet demande à la population de « laisser la place aux services d'urgence : ces gens-là sont équipés, ils ont des vestes de sauvetage, ils ont des tiges pour sonder le terrain ». Eau potable : la prudence est de miseLe directeur régional de la Sécurité civile pour les régions de la Montérégie et de l'Estrie, Yvan Leroux, rappelle aux gens de ne pas consommer l'eau des puits, même si elle paraît claire. Il leur recommande par ailleurs de s'informer auprès de leur municipalité pour savoir s'ils doivent faire bouillir l'eau des aqueducs. Pas de tourisme, SVPLa Sûreté du Québec a demandé aux personnes qui auraient l'intention de visiter les secteurs touchés par les inondations de s'en abstenir. « Plusieurs portions de routes sont inondées et inaccessibles [...] On sait qu'il y a des véhicules militaires qui sont imposants et on ne veut pas que le travail soit entravé par des gens qui viennent stationner des véhicules un peu partout et qui les abandonnent pour aller prendre des photos ».
Les quelque 800 militaires présents sur le terrain ont rempli et distribué plus de 65 000 poches de sable, selon le lieutenant des Forces armées canadiennes Denis Noël. Ils sont intervenus dans plus de 365 résidences et ont érigé deux digues de cinq pieds de haut dans le quartier de Saint-Athanase, en plus d'aider des familles à retourner chez elles pour récupérer leurs biens personnels. Une trentaine de zodiacs militaires seront mis à la disposition des autorités. Ils navigueront à des vitesses réduites pour éviter les vagues qui peuvent endommager les digues. À Saint-Jean-sur-Richelieu, 200 employés municipaux, une cinquantaine de pompiers et de policiers ainsi qu'une cinquantaine de bénévoles aident au transport des gens et des sacs de vivres. Nos citoyens avaient besoin de souffler, ils étaient à bout de souffle, et maintenant [ils] peuvent compter sur les militaires et nos employés. Gilles Dolbec, préfet de la MRC du Haut-Richelieu et maire de Saint-Jean-sur-Richelieu Des régions sous haute surveillanceIl n'y a pas qu'en Montérégie que les fortes pluies des derniers jours, combinées à la fonte des neiges, font déborder les cours d'eau. Plusieurs régions du Québec sont visées par des alertes aux inondations imminentes ou aux fortes crues.
La situation est critique en Mauricie, où le niveau du lac St-Pierre a considérablement augmenté. Environ 150 résidences ont été inondées à Louiseville et à Yamachiche en raison de la crue. La Ville de Trois-Rivières a commencé à distribuer des sacs de sable aux riverains. Les inondations ont aussi fait des dégâts près de la Baie-des-Chaleurs, en Gaspésie, où la situation s'améliore malgré le risque de fortes pluies. À New Richmond, des résidences et des commerces ont été inondés par la rivière Petite Cascapédia qui est sortie de son lit. Au Saguenay, où plusieurs cours d'eau sont sortis de leur lit, les autorités sont sur un pied d'alerte. Au Nouveau-Brunswick, le fleuve Saint-Jean, dans le nord-ouest de la province, est toujours sous surveillance. Au Manitoba, les autorités ont revu à la hausse le niveau maximal de la rivière Assiniboine, en raison de la défectuosité de l'instrument de mesure du volume d'eau d'un de ses affluents, la rivière Qu'Appelle, en Saskatchewan.
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Le niveau du Richelieu baisse et l'aide financière arrive graduellement, dit Louis-Philippe Ouimet.
Les sinistrés de Venise-en-Québec doivent se battre avec les compagnies d'assurance, rapporte François Cormier.
Alexandre Touchette fait le point sur la situation.
Les agriculteurs sont inquiets, explique Dominic Brassard.
Le niveau de la rivière Richelieu a baissé d'un centimètre samedi matin, ce qui donne une lueur d'espoir aux milliers de sinistrés, selon Sylvain Latour, porte-parole pour la municipalité de St-Jean-sur-Richelieu.
Francis Labbé présente le programme d'aide de la Croix-Rouge pour les sinistrés.
En Montérégie, le niveau de la rivière Richelieu a baissé de quelques centimètres, mais les terres inondées continuent de préoccuper les agriculteurs, rapporte Marie-Laure Josselin.
Le point de presse de Michel Léveillé, directeur général de la Croix-Rouge, division du Québec
Robert Leconte, ingénieur et hydrologue à l'Université de Sherbrooke, fait le point sur les inondations.
Françis Labbé explique comment les inondations affectent la vie quotidienne à Saint-Jean-sur-Richelieu.
L'entrevue avec Yvan Leroux, directeur régional de la sécurité civile pour la Montérégie et l'Estrie
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