L'emblème des warriors
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PC/Ryan Remiorz
Les Forces canadiennes s'apprêtent à présenter des excuses au peuple mohawk pour avoir catégorisé dans des documents internes la Mohawk Warrior Society comme un groupe d'insurgés violents et potentiellement dangereux.
Cette description des warriors faisait partie d'un manuel de l'armée publié en 2006 qui portait sur les stratégies de contre-insurrection.
Le manuel en question décrivait le groupe de militants amérindiens comme une « organisation radicale d'insurgés qui poursuivent des objectifs précis et limités ».
Le contenu de ce manuel a provoqué la colère de nombreux membres de la communauté mohawk qui refusent d'être comparés à des organisations terroristes telles que le Hezbollah ou les talibans, qui sont aussi cités comme exemple dans le document de 169 pages.
Selon les services anglais de Radio-Canada (CBC), l'armée canadienne finalise le libellé d'un texte d'excuses officielles qu'elle entend présenter aux Mohawks en janvier ou en février prochain.
Questionné par la CBC sur cette démarche, un porte-parole des Forces canadiennes a déclaré que ces excuses étaient importantes et qu'elles devaient être faites en bonne et due forme et surtout qu'elles devaient être sincères.
« Nous voulons nous assurer que ces excuses seront offertes de la bonne façon et dans le respect », a expliqué le major Martell Thompson.
Pour Cheryl Jacobs, ex-membre du conseil mohawk d'Akwesasne, cette mention dans le manuel de l'armée a été reçue comme une gifle par la communauté mohawk. Cet incident a réveillé, selon elle, de vieux et douloureux souvenirs dans la communauté mohawk qui a été au coeur de la crise d'Oka, en 1990.
Lorsqu'elle a pris connaissance du contenu du manuel de l'armée canadienne, Mme Jacobs a protesté par écrit auprès du ministre de la Défense, Peter MacKay, pour dénoncer la situation.
Elle se dit satisfaite aujourd'hui par le fait que les Forces canadiennes aient retiré ces allusions à la Mohawk Warrior Society de leur document et qu'elles s'apprêtent à faire des excuses publiques.