Un pétrolier s'échoue

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et La Presse Canadienne
La baie de Baffin, dans l'océan Arctique. Au loin, un bateau de la garde côtière canadienne. Au loin, un bateau de la Garde côtière canadienne dans l'arctique (archives).   © PC/Jonathan Hayward

Un pétrolier transportant 9 millions de litres de diesel s'échoue dans le passage du Nord-Ouest, dans l'Arctique canadien. Personne n'a été blessé et, pour l'instant, rien n'indique que le navire fuit.

Le Nanny, un pétrolier du groupe canadien Woodward's Oil de Terre-Neuve, s'est échoué jeudi sur un banc de sable dans l'Arctique, près de Gjoa Haven, au Nunavut. Le haut-fond n'était pas indiqué sur les cartes.

Selon les autorités, personne n'a été blessé et le navire, qui est doté d'une double coque, n'a pas perdu ses 9 millions de litres de diesel.

Le brise-glace Henry-Larsen, de la Garde côtière canadienne, est rapidement arrivé sur place. Profitant de la fonte des glaces, il venait ravitailler une petite communauté inuite vivant sur les rives de la mer de Beaufort, à environ 250 kilomètres au nord du cercle arctique.

Les garde-côtes attendent désormais « les plans du propriétaire du navire pour mener les opérations », a indiqué Larry Trigatti, responsable de la gestion des catastrophes écologiques pour les garde-côtes canadiens.

Il s'agit du troisième incident du genre à survenir dans les eaux arctiques cet été. Le mois dernier, un autre pétrolier s'était échoué près de Pangnirtung, au Nunavut.

La semaine dernière, une centaine de passagers avaient dû être évacués du navire de croisière Clipper Adventurer, qui avait heurté un rocher non cartographié près de Campbridge Bay, au Nunavut.

Des écologistes, des Inuits et certains élus canadiens se sont régulièrement inquiétés des risques de catastrophe écologique et humaine que pourrait engendrer le naufrage d'un navire de commerce, d'un pétrolier ou encore d'un bateau de croisière.

À la différence de la Russie, qui dispose de plusieurs bases le long du passage du Nord-Est, le Canada ne possède pas de port en eau profonde en Arctique. Sa flotte de brise-glaces paraît modeste par rapport à l'étendue à surveiller.