Le premier ministre canadien exécute quelques pas de danse traditionnelle, accompagnés de cris de circonstance, devant quelque 300 Inuits réunis au centre communautaire d'Inuvik.
Le premier ministre Stephen Harper avait déjà attiré l'attention en jouant With a Little Help for My Friends, mais il est allé encore plus loin, mercredi soir, devant quelque 300 Inuits réunis au centre communautaire d'Inuvik, dans les Territoires-du-Nord-Ouest.
Le chef conservateur n'a pu résister à l'invitation de ses hôtes et a exécuté quelques pas de danse traditionnelle, accompagnés de cris de circonstance, au rythme des tambours. Il était muni de moufles confectionnées de peau de vache et de fourrure.
« La tradition veut que nous invitions tout le monde à se joindre à nous lorsque vient le temps de danser », a expliqué celle qui a invité le premier ministre Harper à se joindre à elle sur le plancher de danse, Lillian Elias.
La ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, qui est native d'Inuvik, a été la première à accepter une invitation à danser. Le premier ministre Harper a suivi quelques secondes plus tard. Il a été applaudi chaudement au terme de son numéro.
Dans un discours subséquent, M. Harper a remercié l'ancienne première ministre du territoire, Nellie Cournoyea, d'avoir organisé la réception. « Nellie m'avait dit de venir et qu'il y aurait un spectacle pour moi. Je ne savais pas que j'allais être le spectacle », a-t-il commenté.
Le PM doit quitter Inuvik jeudi pour se rendre à Tuktoyaktuk. Le but officiel de son voyage de cinq jours dans le Grand Nord est de protéger et d'affirmer la souveraineté du Canada dans tout l'Arctique.
Sur l'importance de l'opération Nanook
Le premier ministre avait entrepris sa journée à Resolute, au Nunavut. C'est dans cette ville, considérée comme abritant l'une des communautés les plus nordiques du pays, que se déroule l'exercice d'entraînement Nanook.
Stephen Harper et le commandant en chef Walter Natynczyk à Resolute, au Nunavut
©
PC/Sean Kilpatrick
Des représentants de l'armée, de la garde côtière et de la GRC participent à ces manoeuvres annuelles dans l'Extrême-Arctique pour affirmer la présence canadienne dans la région.
Stephen Harper en a profité pour encourager les soldats et souligner l'importance de l'opération Nanook dans la protection de la souveraineté du territoire canadien.
Quelque 900 soldats canadiens participent à l'opération Nanook, avec 600 soldats de la marine et de la Garde côtière américaines et, pour la première fois, des membres de la marine militaire danoise.
« Nous faisons la démonstration de notre capacité d'exercer notre souveraineté sur notre propre nation », a déclaré le commandant en chef des forces armées canadiennes Walter Natynczyk.
« Nous vivons à une époque d'intérêt étranger renouvelé pour l'Arctique canadien », a affirmé pour sa part M. Harper. « Avec des aéronefs étrangers volant près de notre espace aérien, des navires circulant dans les eaux nordiques et les yeux du monde braqués sur nous, nous devons demeurer vigilants », a-t-il fait valoir.
Le premier ministre est arrivé dans la région quelques heures après que deux avions de chasse canadiens ont intercepté deux bombardiers russes, à une cinquantaine de kilomètres de l'espace aérien canadien.
C'est le cinquième voyage de Stephen Harper dans le Grand Nord, depuis son élection en janvier 2006. M. Harper a été contraint de passer la journée de mardi dans une pourvoirie rustique du Manitoba, à cause d'intempéries.