Des armes d'épaule
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PC/Paul Chiasson
Un rapport d'évaluation de la GRC conclut que le registre des armes à feu est efficace et constitue un important outil pour pour lutter contre la criminalité, a appris la CBC.
Un rapport de la GRC conclut que le registre des armes à feu est efficace et d'un coût raisonnable, rapporte la CBC. Les urgentologues du pays s'ajoutent à la liste des partisans affichés de son maintien.
Le document avancerait aussi que le coût du programme, entre 1,1 et 3,6 millions de dollars par année, est raisonnable.
Ce rapport de 40 pages, qui n'a pas encore été rendu public, est entre les mains du gouvernement conservateur depuis février.
Le rapport étudie l'efficacité du registre des armes à feu aussi bien en zones rurales qu'en zones urbaines.
Mise en garde des urgentologues
Parallèlement, l'Association canadienne des médecins d'urgence se joint aux opposants au démantèlement partiel du registre des armes à feu.
L'ACMU presse les députés fédéraux de maintenir l'enregistrement des armes d'épaule visé par le projet de loi C-391. Les médecins urgentologues font valoir que le registre sauve des vies.
Le projet de loi, déposé par les conservateurs, a franchi l'étape de la deuxième lecture. Son adoption est pratiquement acquise depuis le mois de novembre dernier.
Le vote, qui s'est soldé par un résultat de 164 voix contre 137, est survenu après que 12 néo-démocrates et 8 libéraux eurent tourné le dos à leur propre parti pour appuyer le projet de loi. Le dernier acte se jouera le 22 septembre lorsque le texte sera soumis au vote.
Plusieurs organisations, incluant plusieurs associations policières, s'opposent à l'abolition du registre des armes d'épaule.
Pour l'ACMU, il ne s'agit pas uniquement d'une question de criminalité. Elle indique que les trois quarts des morts causées par des armes à feu au Canada en 2006 étaient des suicides.
« Le nombre de suicides au moyen d'armes à feu a diminué de façon significative depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur les armes à feu », précise Carolyn Snider.