Le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser
Selon le commissaire aux langues officielles, la place du français lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver aurait dû être plus importante. Graham Fraser recommande à Ottawa de resserrer ses règles en matière de bilinguisme.
Le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser, recommande au gouvernement fédéral de préciser ses exigences linguistiques régissant l'octroi de subventions pour des événements.
Il estime que le gouvernement aurait dû être plus sévère au moment d'accorder des fonds pour la cérémonie officielle des Jeux olympiques, rapporte Le Devoir. Si tel avait été le cas, le français y aurait occupé plus de place.
Dans son Rapport d'enquête sur la cérémonie d'ouverture des JO dont le quotidien montréalais a obtenu copie, M. Fraser suggère à Patrimoine canadien de resserrer les clauses linguistiques de ses accords pour contraindre les bénéficiaires à respecter le bilinguisme.
Le commissaire demande aussi à Ottawa de clarifier les « résultats attendus ainsi que les indicateurs de rendement » pour permettre une meilleure compréhension des attentes.
Le gouvernement a octroyé 20 millions de dollars au Comité organisateur des Jeux de Vancouver pour la cérémonie d'ouverture. Cette subvention était conditionnelle au respect de certaines exigences linguistiques.
Mais celles-ci étaient floues et « la commande n'a été que très partiellement satisfaite », observe M. Fraser qui rappelle que « l'anglais a largement, sinon totalement, dominé la partie culturelle du spectacle ».
Ce rapport confidentiel présente les conclusions préliminaires de l'enquête menée par le commissaire à la suite de plaintes retenues après la présentation de la cérémonie d'ouverture des Jeux, le 12 février. Les plaignants et le ministère du Patrimoine ont jusqu'au 3 septembre pour faire leurs commentaires.