![]()
|
|
|
Photo: La Presse Canadienne /Adrian Wyld Des policiers de la GRC devant la vasque olympique. |
C'est un ancien dirigeant du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Reid Morden, qui a été mandaté pour procéder à l'évaluation du milieu de travail ordonnée plus tôt cette semaine par le gouvernement Harper.
Cette décision du ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, fait suite à une série de plaintes déposées à l'encontre du commissaire William Elliott et révélées par le réseau CBC.
Dans un communiqué qu'il a émis vendredi, le ministre présente M. Morden comme un homme qui « possède des dizaines d'années d'expérience et une capacité manifeste pour gérer les conflits en milieux complexes ».
M. Morden devra notamment déterminer l'étendue et l'échéancier de l'enquête.
Parallèlement, le gouvernement maintient son engagement « à réformer et à renforcer la police nationale » afin que « la GRC devienne un organisme plus fort et plus responsable ».
Plus tôt cette semaine, le ministre Toews a indiqué que les résultats du conseiller indépendant seront transmis à son ministère, dont relève la GRC. Ces résultats ne seront pas rendus publics, le gouvernement jugeant que l'affaire est un problème interne de ressources humaines.
Reid Morden a dirigé le SCRS de 1988 à 1992. Il a ensuite été sous-ministre des Affaires étrangères, puis président et président-directeur général d'Énergie atomique du Canada.
De 2004 à 2006, il a été directeur général de la Commission d'enquête de l'ONU sur le programme irakien Pétrole contre nourriture. M. Morden a également agi à titre de conseiller pour le juge O'Connor à la Commission Arar.
La GRC s'engage à collaborer
|
|
Photo: La Presse Canadienne /Pawel Dwulit Le commissaire de la GRC, William Elliott |
Dans une note interne envoyée au personnel dans le courant de la semaine, l'état-major du service de police fédéral a dit accueillir favorablement l'évaluation du milieu de travail. Le mémorandum comprenait notamment la signature du commissaire Elliott ainsi que celle d'adjoints à l'origine des plaintes.
L'état-major s'engageait à « coopérer entièrement et avec franchise » avec le conseiller indépendant qui serait nommé et disait attendre « avec impatience les recommandations » qui découleront de l'évaluation ».
Lundi, le réseau CBC divulguait que plusieurs officiers de haut rang, dont les sous-commissaires Tim Killam et Raf Souccar, ont dénoncé le comportement de leur supérieur auprès du ministre de la Sécurité publique et du bureau du premier ministre. Ils l'ont accusé de violence verbale, de fermeture d'esprit et d'arrogance.
Selon le Globe and Mail, le commissaire Elliott attribue les plaintes dont il fait l'objet aux réformes qu'il tente de mettre en place.
Le commissaire Elliott, qui n'a jamais été un agent de la GRC, a été le premier civil jamais nommé à la tête de l'organisation. Depuis qu'il a pris ses fonctions en 2007, il a tenté de réorganiser la police fédérale après un certain nombre de controverses. Son prédécesseur, Giuliano Zaccardelli a été contraint de démissionner au lendemain de son témoignage contradictoire devant le comité de la sécurité publique au sujet de l'affaire Arar.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne et CBC