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National

Plaintes au sein de la GRC
L'état-major s'engage à collaborer

Mise à jour le mercredi 28 juillet 2010 à 23 h 44

Le commissaire de la GRC, William Elliott

Photo: La Presse Canadienne /Pawel Dwulit

Le commissaire de la GRC William Elliott

Dans une note interne envoyée au personnel de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et révélée mercredi, l'état-major du service de police fédéral dit accueillir favorablement l'évaluation du milieu de travail ordonnée mardi par le gouvernement Harper à la suite de plaintes déposées à l'encontre du commissaire William Elliott.

Lundi, le réseau CBC divulguait que plusieurs officiers de haut rang, dont les sous-commissaires Tim Killam et Raf Souccar, ont dénoncé le comportement de leur supérieur auprès du ministre de la Sécurité publique et du bureau du premier ministre. Ils l'ont accusé de violence verbale, de fermeture d'esprit et d'arrogance.

La note interne, dont CBC a obtenu copie, comprend notamment les signatures du commissaire Elliott ainsi que celles de ses adjoints Killam et Soucar. L'état-major assure qu'il est en train de « régler les enjeux à l'origine des plaintes ».

Nous nous engageons à coopérer entièrement et avec franchise avec [le conseiller indépendant qui sera nommé]. Nous attendons avec impatience les recommandations qui en découleront.

— Extrait de la note interne de l'état-major

Décrivant la GRC comme une famille, les membres de l'état-major écrivent que « dans toute famille surviennent des différends », qu'ils entendent régler.

Une évaluation destinée à l'interne

L'évaluation a été annoncée par le gouvernement Harper mardi, tout comme la nomination du conseiller indépendant, qui n'a pas encore été désigné.

Selon le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, le conseiller devra déterminer l'étendue et l'échéancier de l'enquête. Ses résultats seront transmis au ministère de la Sécurité publique, dont relève la GRC.

Ces résultats ne seront pas rendus publics, le gouvernement jugeant que l'affaire est un problème interne de ressources humaines.

Le ministre Toews, qui s'est dit troublé par la controverse, a affirmé que « le gouvernement s'attend à ce que le problème soit réglé rapidement et sans rancoeur ».

Le ministre a dit trouver « inacceptable que les dirigeants d'un organisme de taille tel que la GRC permettent la diffusion des conflits internes sur les ondes des médias d'information ».

Selon le Globe and Mail, le commissaire Elliott attribue les plaintes dont il fait l'objet aux réformes qu'il tente de mettre en place.

Le commissaire Elliott, qui n'a jamais été un agent de la GRC, a été nommé en tant que civil. Depuis qu'il a pris ses fonctions en 2007, il a tenté de réorganiser la police fédérale après un certain nombre de controverses.

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