Le commissaire de la GRC William Elliott
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PC/Pawel Dwulit
Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, William Elliott, fait l'objet de plaintes sur son attitude de la part d'officiers de haut rang de la police fédérale.
Des officiers de haut rang de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) se sont plaints du comportement du commissaire William Elliott auprès du gouvernement fédéral à deux reprises au cours de la dernière semaine, rapporte CBC.
La dizaine de plaignants comprendraient les sous-commissaires Tim Killam et Raf Souccar. Ils ont accusé William Elliott de violence verbale, de fermeture d'esprit, d'arrogance, et d'avoir proféré des insultes. L'une des plaintes a décrit un homme enragé, jetant des documents vers un agent.
Selon le Globe and Mail, le commissaire Elliott a confirmé avoir été l'objet de plaintes. Il a dit travailler avec ses supérieurs pour trouver un moyen de régler le problème, qu'il attribue aux réformes qu'il tente de mettre en place.
« Tout ce que je dirai, c'est que nous allons traverser des changements considérables à la GRC. Pas surprenant, beaucoup de positions bien arrêtées », a-t-il dit.
« La GRC est une organisation très hiérarchisée, où les gens respectent leur rang », a affirmé Linda Duxbury, professeure à l'Université Carleton, qui a écrit une étude sur les gendarmes et leur commandement.
Pour les membres, sortir de l'organisation avec « une plainte contre le chef signifie que le seuil de tolérance de plusieurs personnes a été dépassé », a-t-elle dit.
Le sort de William Elliott entre les mains de Stephen Harper
Ces protestations contre le commissaire arrivent un mois après que le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité, Richard Fadden, eut affirmé publiquement que l'agence avait mis sous surveillance deux ministres provinciaux et plusieurs politiciens municipaux qui seraient, selon lui, sous l'influence de gouvernements étrangers.
William Elliott et Richard Fadden ont tous les deux été convoqués par le premier ministre Stephen Harper, qui tient leur sort entre ses mains.
Brian Stewart, un journaliste de CBC qui a suivi la GRC pendant des décennies, a affirmé que la contestation au sein de la police fédérale atteint un niveau sans précédent.
Selon lui, Stephen Harper devra déterminer si les plaintes sont attribuables à l'attitude du commissaire ou s'il ne s'est fait que des ennemis en tentant de réformer l'organisation. Le journaliste croit que le premier ministre devra vite faire un choix entre le commissaire et les plaignants.