Une femme est arrêtée devant le centre de détention provisoire aménagé dans un studio de cinéma à Toronto.
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AFP/Jacques Boissinot
Une nouvelle coalition composée d'organismes et de partis politiques québécois réclame une enquête publique sur le travail des policiers lors du Sommet du G20, qui s'est tenu à Toronto à la fin du mois de juin.
La coalition vise également à offrir du soutien aux personnes qui font face à des frais juridiques et à des séquelles psychologiques à la suite des arrestations par les forces de l'ordre, déployées en grand nombre lors de l'événement.
Selon les porte-parole, des militants pacifiques ont été arrêtés de façon « abusive et arbitraire » et ont été détenus dans des conditions « exécrables ».
Le producteur François Tousignant est l'instigateur de cette coalition, qu'il a voulu mettre sur pied en réponse à l'arrestation de Thomas Deshaies, l'un de ses amis et collègues, et porte-parole du Mouvement pacifique pour l'indépendance du Québec.
En conférence de presse, Thomas Deshaies a dit avoir remarqué une proportion importante de Québécois parmi les manifestants arrêtés lors du sommet. Pour lui, la tenue d'une enquête publique permettrait éventuellement de prouver que les allégations de profilage de certains témoins sont fondées.
Un spectacle d'humour solidaire
François Tousignant, instigateur de la coalition
La coalition a annoncé la tenue d'un spectacle-bénéfice qui aura lieu le mercredi 21 juillet au bar Le Petit Campus, à 19 h 30. Il mettra en vedette des humoristes de la relève, dont Guillaume Wagner, Richardson Zéphir, Martin Turgeon et Gabriel Roy.
Les billets seront en vente à la porte au prix de 10 $. Les fonds amassés seront consacrés à la défense des gens qui seront poursuivis au criminel pour différents méfaits commis lors du G20.
Plusieurs manifestations ont été organisées au pays pour dénoncer les tactiques policières utilisées lors du Sommet du G20. Samedi, près d'un millier de personnes ont protesté au centre-ville de Montréal. Le 28 juin dernier, quelques milliers de personnes s'étaient aussi rassemblées dans le calme à Toronto.
Lors du Sommet du G20, les policiers ont arrêté plus de 1000 personnes. La vaste majorité d'entre elles ont été relâchées sans accusation. Il est impossible pour l'instant de savoir combien de Québécois figuraient parmi eux.
D'autres arrestations
La police de Toronto a par ailleurs arrêté sept autres personnes, pour leur participation présumée à de violentes manifestations qui ont marqué le sommet, le 26 juin.
Les sept suspects, six hommes et un mineur, ont été arrêtés dimanche et lundi. Ils seront accusés de divers méfaits.
L'un d'eux fait également face à des accusations d'incendie criminel et de bris de probation, tandis qu'un second sera accusé de tentative de vol.
Ils demeureront en détention en attendant les audiences sur leur remise en liberté.