Intervention des policiers lors d'une manifestation au dernier jour du sommet, le 27 juin 2010
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AP Photo/Carolyn Kaster)
L'Iran a critiqué le Canada pour le traitement réservé par les policiers aux manifestants du sommet du G20 à Toronto, fin juin.
L'Iran critique le traitement réservé aux manifestants lors du sommet du G20 à Toronto, fin juin. Le Canada n'acceptera pas de recevoir de leçons sur le respect des droits de la personne d'un pays qui condamne ses citoyens à la lapidation, répond Ottawa.
Des responsables du gouvernement iranien ont appelé le chargé d'affaires du Canada en Iran, mercredi, lui rappelant l'engagement international du Canada à permettre les manifestations pacifiques, selon le site web du réseau d'information iranien Press TV.
Cette salve diplomatique, qui apparaît comme une riposte aux critiques répétées du Canada à l'endroit de l'Iran pour son bilan en matière des droits de la personne, n'a pas été bien reçue à Ottawa.
Le Canada n'acceptera pas de recevoir de leçons sur le respect des droits de la personne de la part d'un pays qui condamne ses citoyens à la lapidation, a déclaré une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, Melissa Lantsman.
La réplique fait référence à la condamnation à mort par lapidation d'une femme iranienne jugée coupable d'adultère, une décision qui avait suscité un tollé international. Téhéran avait d'ailleurs révisé la sanction.
Mme Lantsman a ajouté qu'Ottawa continuait d'être sérieusement préoccupé par les « violations flagrantes des droits de la personne », démontrées notamment par la violente répression des manifestations de l'opposition après l'élection présidentielle contestée de juin 2009.
En outre, a poursuivi la porte-parole, le Canada possède un système qui accorde la sécurité juridique à tous ses citoyens, ce à quoi la photojournaliste canado-iranienne Zahra Kazemi n'a jamais eu droit.
Zahra Kazemi a été battue à mort en 2003, après avoir été arrêtée pour avoir photographié des proches de détenus près de la prison d'Evin, à Téhéran. La photojournaliste, qui résidait à Montréal, n'a jamais été accusée formellement de quelque crime que ce soit.
L'ambassade d'Iran à Ottawa n'a pas émis de commentaire.