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Pénurie d'isotopes médicaux
Des impacts sur la santé

Mise à jour le mercredi 16 juin 2010 à 23 h 16

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Photo: AFP/François Guillot

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L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) constate que le nombre d'interventions en médecine nucléaire a diminué de 22 % en octobre 2009 au Canada par rapport à la même période en 2008.

Cette baisse est due à la pénurie d'isotopes médicaux depuis la fermeture du réacteur nucléaire de Chalk River, dans l'est de l'Ontario. Ceci représente 12 000 examens de moins.

Dans les trois-quarts des centres de santé canadiens qui pratiquent la médecine nucléaire, un examen sur cinq a été annulé par manque d'isotopes médicaux.

C'est sans compter ceux qui ont été remplacés et reportés, ajoute Francine-Anne Roy, directrice à l'ISIC, en entrevue à Radio-Canada. Elle affirme que d'autres mécanismes ont été mis en place dans l'utilisation des isotopes médicaux.

Les hôpitaux doivent optimiser la façon d'utiliser ces isotopes, en révisant les priorités des examens ou en employant des techniques différentes avec les isotopes disponibles.

Toutes ces solutions de rechange auront un impact sur la santé des patients, prévient le Dr Jean-Luc Urbain, président de l'Association canadienne de médecine nucléaire. Il craint une recrudescence de cas avancés de maladies cardiovasculaires et de cancers dans les années à venir.

Les tests effectuées coûtent aussi plus cher depuis la pénurie. Environ les deux tiers des centres de santé recensés ont indiqué avoir observé une augmentation des coûts liés aux isotopes. Ils gèrent la situation malgré les dépassements budgétaires occasionnés par les frais supplémentaires imposés par le fournisseur.

Pour le Dr Urbain, une solution s'impose : la mise en place d'une production domestique fiable d'isotopes médicaux.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

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