Le Sommet du pardon a été tenu à Ottawa.
Des milliers d'autochtones se rassemblent à Ottawa pour accorder le pardon demandé par Stephen Harper en 2008. La Charte du pardon qui a été signée constitue une première en Amérique du Nord.
Des milliers d'autochtones se sont rassemblés samedi à Ottawa pour accorder le pardon demandé par Stephen Harper au nom du gouvernement canadien.
En 2008, le premier ministre du Canada présentait officiellement des excuses aux anciens élèves des pensionnats indiens en leur demandant pardon pour les sévices sexuels qu'ils ont subis pendant de nombreuses années.
Samedi, ils étaient représentés par des délégués des quatre coins du pays qui participaient au Sommet du pardon, une cérémonie riche en émotions.
Au cours du 20e siècle, le Canada a laissé à eux-mêmes des milliers d'enfants autochtones abusés sexuellement alors qu'ils fréquentaient de force des pensionnats dirigés par l'Église catholique.
Après des décennies de souffrance, les Premières Nations du pays ont accepté de se réconcilier avec le gouvernement fédéral en signant une Charte du pardon, un moment historique.
Le ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl, a participé à tous les rituels avant de s'exprimer devant les 3000 personnes qui étaient réunies pour l'occasion.
Le ministre a rendu hommage à la grande solidarité entre les Premières Nations ainsi qu'à leur ouverture d'esprit qui leur a permis de pardonner les souffrances infligées dans le passé.
Cette Charte du pardon est une première en Amérique du Nord. Selon les peuples autochtones du Canada, elle pourrait ouvrir la voie à des gestes similaires, notamment aux États-Unis et au Mexique.
D'après un reportage de Pascal Robidas