Sheila Fraser va enquêter

La vérificatrice générale Sheila Fraser, le 20 avril 2010 La vérificatrice générale Sheila Fraser, le 20 avril 2010   © PC/Fred Chartrand

La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, va finalement se pencher sur les coûts de la sécurité des sommets du G8 et du G20, qui auront lieu en juin prochain en Ontario.

La vérificatrice générale du Canada reconnaît que les coûts anticipés d'un milliard de dollars pour la sécurité des sommets du G8 et du G20, en Ontario le mois prochain, l'ont fait sourciller.

Le montant évalué à près d'un milliard de dollars a fait sursauter l'opposition à Ottawa la semaine dernière. Deux députés ont envoyé une lettre à la vérificatrice pour lui demander de se saisir du dossier.

En entrevue à Radio-Canada, Mme Fraser a reconnu que les coûts anticipés l'ont aussi fait sourciller.

Elle précise toutefois que la sécurité est quelque chose de très complexe et donc de dispendieux. Elle soutient également qu'il est faux de dire que près d'un milliard sera dépensé sur quatre jours seulement, puisque la préparation entourant la sécurité de tels évènements peut prendre des mois, voire des années.

« Vu l'ampleur des coûts, c'est un projet qu'on aurait sûrement vérifié autrement. Mais vu la préoccupation de certains députés, on va faire quelque chose. » — Sheila Fraser

Sheila Fraser va attendre la fin des deux sommets et que tout soit comptabilisé avant de commencer son travail de vérificatrice.

Kevin Page enquête aussi

De son côté, le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, a ouvert sa propre enquête sur les coûts de sécurité des sommets. En entrevue au quotidien The Globe and Mail, il a indiqué qu'il remettra son rapport aux parlementaires pour que les Canadiens puissent en connaître les conclusions et savoir si le gouvernement conservateur lui a fourni les informations nécessaires.

Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, s'était déjà montré favorable à une vérification par Kevin Page. Pour expliquer le niveau de préparation requis des forces de l'ordre, M. Toews avait donné l'exemple de l'incendie survenu dans une succursale de la Banque Royale du centre-ville d'Ottawa, revendiqué par un groupe inconnu, le FFFC.

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