Médecin (archives)
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PC/David J. Phillip
Les aînés qui en ont les moyens devraient payer leurs médicaments, et la rémunération des médecins devrait être déterminée en fonction de la qualité et l'efficience des soins qu'ils dispensent.
Des économistes de la Banque TD proposent des mesures draconiennes pour sauvegarder le système de santé canadien, notamment faire payer les aînés aisés pour leurs médicaments, et rémunérer les médecins selon la qualité des soins qu'ils dispensent.
Ce sont deux d'une série de recommandations d'économistes de la Banque TD, dont l'objectif est d'assurer la pérennité du système de santé canadien.
La ministre de la Santé de l'Ontario Deb Matthews a commandé ce rapport à la Banque TD. Mme Matthews est à la recherche d'idées pour freiner la croissance des dépenses en santé. Elles s'élèvent à 46 milliards de dollars par année et pourraient bientôt représenter plus de 50 % du budget de la province.
Le rapport des économistes de la Banque TD analyse la situation de l'Ontario, mais les autres provinces peuvent aussi en tirer des leçons parce qu'elles sont toutes aux prises avec une escalade des coûts.
Il faut savoir aussi que les accords de paiements de transferts fédéraux aux provinces, pour la santé notamment, viendront à échéance le 1er avril 2013. Ces accords sur trois transferts majeurs aux provinces, portant sur les programmes sociaux, la péréquation et les soins de santé, coûtent à Ottawa environ 54 milliards de dollars par année.
En entrevue au quotidien The Globe and Mail, l'économiste en chef de la TD, Don Drummond, a précisé que les mesures proposées permettraient aux provinces de limiter la croissance des dépenses en santé à 4 % par année, comparativement à la croissance actuelle de 6,5 %.