La coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne ne lâche pas prise. Elle s'est jointe à l'opposition pour dénoncer une nouvelle fois les compressions du gouvernement Harper imposées à plusieurs groupes de femmes.
La coalition d'organismes de défense des droits des femmes maintient la pression contre le gouvernement et se joint à l'opposition pour faire reculer Stephen Harper sur la question de leur financement.
En conférence de presse, jeudi à Ottawa, la coalition a réclamé la révision du programme Promotion de la femme du ministère de la Condition féminine et le réexamen de toutes les demandes rejetées. Elle a soutenu que des organismes importants risquaient de disparaître en raison du refus du gouvernement Harper de renouveler leur financement.
La coalition a accusé les conservateurs d'avoir modifié ce programme pour des raisons idéologiques, afin de couper les vivres à tous ceux qui s'opposent à leurs politiques.
La porte-parole du Bloc québécois en matière de condition féminine, Nicole Demers, s'est montrée très critique à l'endroit du premier ministre Harper, lui imputant la responsabilité d'un recul de 40 ans en arrière.
La porte-parole de la coalition, Nathalie Goulet, a expliqué que depuis 2006, le programme Promotion de la femme n'était plus réservé aux groupes de femmes sans but lucratif, les conservateurs l'ayant élargi à d'autres organismes et aux entreprises privées, ce qui rend l'accès aux subventions plus difficile pour les groupes de défense des droits des femmes.
Les trois partis d'opposition à Ottawa ont déjà dénoncé la décision du gouvernement Harper de couper les vivres aux groupes de femmes. La ministre Josée verner s'en est défendue en expliquant que son gouvernement ne pouvait pas répondre à toutes les demandes.