![]() Registre des armes à feu Une survivante de Polytechnique plaide sa causeMise à jour le vendredi 26 février 2010 à 18 h 42
Le député du Bloc québécois Thierry St-Cyr déposera une pétition de 1500 noms à la Chambre des communes, le 8 mars prochain, pour tenter d'empêcher le démantèlement du registre des armes à feu. Heïdi Rathjen, survivante de la tuerie de Polytechnique, compte parmi les signataires de cette pétition. Elle estime qu'il serait dévastateur pour la sécurité publique de perdre le registre. « On a vu au fil des années que les différentes mesures, incluant le registre, mises en place ont fait en sorte que les décès par balle ont chuté au Canada de 43 %. Le registre fonctionne. Les policiers veulent le garder », a-t-elle déclaré vendredi en entrevue au Réseau de l'information (RDI). Le registre n'est pas une garantie qu'il n'y aura pas d'actes irréparables. Les meurtres sont interdits, mais il y en a quand même. Nous, ce qu'on dit, c'est que le registre est efficace. — Le député bloquiste Thierry St-Cyr En novembre dernier, le projet de loi C-391 a été adopté en deuxième lecture grâce au soutien de députés néo-démocrates et libéraux. Le projet de loi vise à retirer du registre les fusils et autres armes de chasse, qui représentent 90 % des armes enregistrées. Si la loi est adoptée, des armes comme la carabine Ruger mini-14 qu'avait utilisée Marc Lépine à Polytechnique ne figurerait plus sur le registre. Le député St-Cyr espère que la pétition permettra de convaincre les chefs libéral et néodémocrate, Michael Ignatieff et Jack Layton, de faire preuve de leadership dans ce dossier. Le registre des armes à feu est contesté dans l'ouest du pays, mais pas au Québec.
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