Les ministres des Finances à Whitehorse.
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PC/Mike Thomas
L'éventuelle réforme du Régime de pension du Canada a été au centre des discussions à Whitehorse, au Yukon, où étaient réunis les ministres des finances fédéraux et provinciaux.
S'inquiétant du faible taux d'épargne des Canadiens et du vieillissement de la population, les ministres des Finances des provinces et du Canada s'entendent pour étudier sérieusement une réforme du Régime de pension.
Le ministre fédéral Jim Flaherty a vanté les mérites du régime public canadien - mais aussi de celui du Québec - qui fait, soutient-il, l'envie du monde entier. Aussi a-t-il fait valoir l'importance d'agir avec prudence afin de s'assurer que les réformes à venir ne fassent pas plus de mal que de bien.
Les ministres présents ont convenu de consacrer les prochains mois à discuter des avenues envisageables, sans a priori. Des consultations publiques seront organisées à travers le pays où les Canadiens et les organismes qui représentent les travailleurs pourront se faire entendre. Puis, les ministres se réuniront à nouveau en mai, préalable à une rencontre des premiers ministres en juin.
Les ministres s'inquiètent du faible taux d'épargne des Canadiens, qui sont nombreux à ne pas bénéficier de régime privé de retraite, alors que la population vieillit et que la situation financière de l'État se dégrade.
Certaines études préparées par des experts soulignent cependant que le faible taux d'épargne concernerait avant tout quelques groupes bien précis de la société, et qu'une majorité aurait son avenir assuré.
La principale réussite de Whitehorse aura été de garder à la table les ministres de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, qui tous deux menaçaient de mettre sur pied un système complémentaire au régime canadien, si Ottawa se refusait à considérer la réforme de son propre système.
Le Québec, qui participait aux discussions, bien qu'il dispose d'un régime public distinct de pension, entend pour sa part évaluer la performance de son système. Il estime cependant qu'il doit conduire davantage d'études avant de déterminer si une réforme de l'ampleur de celle envisagée ailleurs au pays s'impose.