Hassan Almrei
La Cour fédérale a annulé, lundi, le certificat de sécurité délivré contre Hassan Almrei, il y a huit ans.
La Cour fédérale annule le certificat de sécurité délivré contre Hassan Almrei, un homme d'origine syrienne arrêté il y a huit ans pour ses liens présumés avec des terroristes.
Le gouvernement canadien tentait depuis des années de déporter l'homme d'origine syrienne soupçonné d'avoir des liens avec des terroristes. Il soutenait entre autres que Hassan Almrei était mêlé à un réseau qui fabriquait de faux documents et qui était lié à Al-Qaïda.
Le magistrat dans cette affaire, le juge Richard Mosley, a estimé qu'il y avait peut-être des raisons valables pour détenir M. Almrei il y a huit ans, mais qu'il n'y avait plus de raisons de croire qu'il représentait un danger pour la sécurité nationale aujourd'hui.
Ce jugement permet à Hassan Almrei de recouvrer sa liberté. C'est la deuxième fois qu'un tribunal lève un certificat de sécurité. En octobre, la Cour fédérale à Montréal a pris une décision similaire concernant Adil Charkaoui.
Une révision aurait dû être faite
Dans sa décision de 185 pages, le juge Mosley a également estimé que les ministres fédéraux ont manqué à leur devoir de bonne foi envers la Cour. Selon lui, ils auraient dû réviser rigoureusement les renseignements sur le cas de M. Almrei avant de renouveler son certificat de sécurité, en février 2008.
En janvier dernier, le juge Richard Mosley avait conclu que la détention d'Hassan Almrei, depuis octobre 2001, n'était plus justifiée.
La révocation du certificat de sécurité d'Hassan Almrei survient peu après la déclaration du ministre de la Sécurité publique, Peter Van Loan, qui admettait ce week-end que le système des certificats de sécurité devait être amélioré. Le ministre avait confié à La Presse canadienne qu'une révision de fond en comble de la loi antiterroriste était en cours.