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Parlement canadien

Des militants sur le toit

Mise à jour le mardi 8 décembre 2009 à 7 h 31

Les banderoles ont rapidement été retirées

Photo: La Presse Canadienne /Fred Chartrand

Les banderoles ont rapidement été retirées

Des militants du groupe écologiste Greenpeace ont déjoué la vigilance de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), lundi matin, en escaladant deux des bâtiments du parlement canadien à Ottawa. Les autorités ont arrêté 20 personnes relativement à cette affaire. Elles pourraient être accusées de méfait.

Les manifestants ont déployé trois banderoles sur le toit de l'édifice de l'Ouest à l'occasion de l'ouverture de la conférence sur le climat de Copenhague.

« Harper/Ignatieff: l'inaction climatique coûte des vies », et « Halte aux sables bitumineux », pouvait-on lire sur les banderoles. Elles ont toutefois rapidement été retirées par les pompiers.

Les manifestants voulaient ainsi forcer le Canada à prendre des engagements plus contraignants en matière de réduction des gaz à effet de serre à la conférence de Copenhague.

« On veut une entente de réduction des cibles d'émission de gaz à effet de serre qui soit d'une part ambitieuse, qui soit également légalement contraignante et qui soit équitable. Par là, j'entends le fait qu'il faut que les pays industrialisés s'engagent vers des cibles qui sont contraignantes, mais que les pays du Sud, les pays en émergence, s'engagent également », soutient la directrice intérimaire de Greenpeace Québec, Mélissa Filion.

La sécurité remise en question

En tout, une vingtaine de personnes ont réussi à grimper sur les toits à l'insu de la Gendarmerie royale du Canada, responsable de la sécurité sur la colline du Parlement.

Ce coup d'éclat de Greenpeace soulève des questions quant aux mesures de sécurité en vigueur. L'expert en sécurité nationale Michel Juneau-Katsuya estime que la GRC n'aura pas le choix de tirer des leçons de cet incident. « On ne parle pas simplement d'un seul individu qui a réussi à détourner tout le monde. On parle d'un groupe, donc c'est assez substantiel. Dans cette mesure là, la GRC va devoir revoir très sérieusement la qualité de la patrouille qui est exercée sur la colline du Parlement », soutient-il.

Les autorités refusent pour le moment de dire comment les manifestants s'y sont pris pour monter sur les toits. La GRC a ouvert une enquête. « C'est vraiment une situation qu'on prend sérieusement et on va réviser ce qui s'est passé », soutient la porte-parole Caroline Poulin, de la Gendarmerie royale du Canada.

Selon certaines hypothèses, les manifestants auraient utilisé des échafaudages, installés à l'extérieur du parlement pour effectuer des rénovations, afin de grimper sur les édifices.

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