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La direction du Canadien National et le syndicat représentant ses 1700 conducteurs de locomotive ont conclu une entente de principe, après plus de quatre jours de grève.
Au surlendemain du dépôt d'un projet de loi spéciale par Ottawa pour forcer le retour au travail des employés en grève du Canadien National (CN), une entente a été conclue mercredi entre la direction du transporteur ferroviaire et le syndicat représentant ses 1700 conducteurs de locomotive.
Les détails de l'accord n'ont pas été communiqués dans l'immédiat.
Le président de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada, Daniel Shewchuk, a déclaré que les conducteurs seraient de retour au travail le plus vite possible, mais n'a pas précisé quand.
« C'est une bonne nouvelle pour le pays que nous ayons un accord et que cette grève s'achève. Il n'y aura pas d'autres conséquences économiques au ralentissement dans le système ferroviaire », a commenté la ministre du Travail, Rona Ambrose.
La dernière offre
Dans un communiqué publié mardi, le CN se disait prêt à céder sur la modification des plafonds de kilométrages pour les mécaniciens de locomotive.
L'employeur souhaitait augmenter la limite de distance mensuelle parcourue de 800 kilomètres, pour la porter à 6900 kilomètres. Il s'agissait d'un des deux principaux points de litige dans les négociations, l'autre étant l'imposition d'une augmentation salariale de 1,5 %.
Mais en échange, le CN demandait au syndicat de se soumettre à un arbitrage exécutoire pour trancher les questions de salaires et d'avantages sociaux.
Autre condition, le syndicat devait retirer de la table de négociation ses demandes portant sur les règles de travail. Le CN n'a pas précisé de quelles « règles » il s'agissait.
Les 1700 mécaniciens de locomotive de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada étaient en grève depuis minuit samedi.
Le CN affirmait que le transport des passagers n'était pas touché. Pour ce qui est du transport des marchandises, les cadres avaient été mobilisés pour assurer son bon déroulement.
Loi spéciale
Lundi, la ministre fédérale du Travail, Rona Ambrose, avait déposé un projet de loi pour mettre fin à la grève au CN. Selon elle, cet arrêt de travail était une menace pour l'économie du pays, surtout dans le contexte actuel.
La ministre Ambrose souhaitait faire adopter la loi spéciale d'ici quelques jours. Le gouvernement Harper avait besoin de l'appui d'un des partis d'opposition, et les libéraux semblaient prêts à voter avec lui.