![]() A (H1N1) Critiques et inquiétudesMise à jour le dimanche 8 novembre 2009 à 5 h 56
Même si les autorités gouvernementales et sanitaires affirment que tout va bien, l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic demeure sceptique et remet en question leur compétence. « Les nombreux ratés de la campagne de vaccination provoquent une inquiétude à l'égard de la capacité des autorités gouvernementales et sanitaires à mener à bien cette opération (la vaccination) ». Dans un communiqué, l'Association dénonce « la désorganisation flagrante qui caractérise la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) au Québec » et réclame notamment un plan structuré de vaccination pour les personnes à mobilité réduite. Si les autorités donnent l'impression d'être incapables de réaliser une opération de prévention de cette importance, que se passerait-il si nous devions faire face à une situation d'urgence confirmée? ». — Madeleine Michaud, présidente de l'AQRP Très critique envers le gouvernement, l'association recommande que la campagne de vaccination soit immédiatement réorganisée et demande à Jean Charest d'annuler son voyage en Russie et au Danemark, afin de rétablir la confiance de la population. Nullement démonté par ces critiques, le ministre de la Santé a déclaré samedi que les personnes de plus de 52 ans étaient davantage prémunies contre la grippe, car il y a de bonnes chances qu'elles aient été en contact avec un virus similaire, le H2N2 de la grippe asiatique de 1957. Quand on regarde l'épidémiologie de la première vague [..] et de ce que l'on voit au Canada et en Australie, la clientèle la moins à risque au sujet des maladies chroniques, c'est les 65 ans et plus, à cause du facteur protecteur. Possiblement qu'ils avaient déjà été en contact [avec ce type de virus] avant les années 1957. — Le ministre Bolduc L'AQRP est la principale association indépendante de tout lien syndical. Elle représente l'ensemble des quelque 247 000 retraités des secteurs public et parapublic au Québec.( Source: AQRP) La CSQ dénonce les passe-droits De son côté, la Centrale des syndicats du Québec dénonce les passe-droits accordés à des gens qui ne sont pas considérés à risque. « C'est clairement inacceptable et déplorable que des passe-droits soient accordés à des individus quand on sait qu'actuellement on ne produit pas assez de vaccins pour toute la population québécoise à risque », souligne Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Plus tôt, le quotidien The Gazette a révélé que 200 donateurs de l'hôpital Juif de Montréal ont déjà été vaccinés contre la grippe, sans avoir eu à attendre leur tour. La direction de l'hôpital a nié que leur vaccination ait un lien avec leurs contributions financières. Elle se justifie plutôt en affirmant que les donateurs vaccinés sont des bénévoles de l'hôpital. Le ministre de Santé a toutefois déclaré, samedi, qu'il ne devait pas y avoir de passe-droit, que les hôpitaux n'ont pas été autorisés à vacciner leurs bénévoles, à moins qu'ils ne donnent directement des soins aux malades. À ce sujet, le ministre Bolduc a déclaré qu'il s'agit de « cas anecdotiques que l'on déplore ». On ne peut les [donateurs de l'hôpital Juif de Montréal ] « dévacciner », mais la consigne est encore plus renforcée (sic). — Le ministre de la Santé, Yves Bolduc La CSQ représente près de 170 000 membres, dont près de 100 000 font partie du personnel de l'éducation. (Source; Centrale des syndicats du Québec) Console Audio-vidéo
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