Entente imminente sur le cabotage

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Stephen Harper et Barack Obama

Le litige canado-américain au sujet du trafic de cabotage est sur le point de se terminer, a annoncé mercredi le premier ministre canadien Stephen Harper au terme d'une rencontre à Washington avec le président américain Barack Obama. M. Harper a fait savoir qu'une entente préliminaire a été conclue et qu'un accord final pourrait intervenir d'ici quelques jours.

Après une rencontre avec le président américain Barack Obama, le premier ministre Stephen Harper annonce que le litige sur le cabotage, qui menace de créer des maux de tête aux équipes de la LNH, est sur le point d'être résolu.

Le cabotage est le nom de cette pratique en vertu de laquelle une compagnie aérienne d'un pays effectue une liaison entre deux villes d'un autre pays.

Au mois d'août, le département américain du Transport a argué que le transporteur canadien avait violé une règle selon laquelle un transporteur ne peut prendre sur un vol de retour un passager qui n'était pas sur le vol à l'aller.

Il a conséquemment ordonné à Air Canada d'annuler tous les vols nolisés de la saison des équipes sportives, et ce, à moins de deux mois du début de la saison de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Lisez à ce sujet Pénalité pour cabotage.

Au sujet du dialogue sur l'énergie, annoncé lors de la visite du président Obama à Ottawa, en février, le premier ministre Harper a souligné que les discussions progressaient et que les ministres concernés avaient identifié des projets qui pouvaient donner l'occasion aux deux pays de collaborer.

Il a d'ailleurs annoncé que le gouvernement du Canada appuie un projet de construction d'une ligne de transmission d'électricité de 335 kilomètres en Colombie-Britannique. Cette ligne, précise-t-on dans un communiqué, prolongera la ligne de transmission de haute tension de la Colombie-Britannique jusque dans le nord-ouest de la province. Le projet, dont le coût serait de 404 millions de dollars, constituerait une étape clé dans une possible liaison, par la Colombie-Britannique, des réseaux du sud-est de l'Alaska et de l'Amérique du Nord.

MM. Harper et Obama ont discuté également de leur plan de relance respectif, du prochain sommet du G20, qui se tiendra les 24 et 25 septembre prochains, ainsi que des questions environnementales, à quelques mois du sommet de Copenhague, et de la situation en Afghanistan.

La clause Buy American

M. Obama a souligné que M. Harper avait à nouveau soulevé la question du protectionnisme américain et de la clause Buy American, comprise dans le plan de relance du président Obama. Le plan accorde environ 280 millions de dollars américains à des États et des villes des États-Unis pour des projets d'infrastructures à la condition que l'acier et le fer utilisés par les entrepreneurs dans ces projets proviennent d'entreprises américaines.

Le premier ministre Harper voudrait que les États-Unis accordent une exemption aux entreprises canadiennes, en échange de quoi, les entreprises américaines pourraient soumissionner pour des projets de construction provenant des provinces ou des villes.

Le premier ministre tentera de convaincre les leaders démocrates et républicains du Congrès du bien-fondé de cette approche lors d'une rencontre ultérieure. La clause Buy American a été ajoutée à la loi encadrant le plan de relance par les membres du Congrès et non par le président Obama.

Les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) interdisent le protectionnisme, mais les règles s'appliquent aux pays, et non pas aux provinces ou aux États, ni aux villes.

Le premier ministre Harper a rencontré le président américain Barack Obama pendant environ une heure dans le Bureau ovale. Il a souligné que c'était la septième occasion pour lui de discuter avec le président américain.

D'ici la fin de son séjour aux États-Unis, le premier ministre parlera aussi avec les membres du Council on Foreign Relations, un influent groupe de recherche américain. Il prendra aussi la parole jeudi, à New York, devant le Conseil des affaires canado-américaines et la Canadian Association of New York.