Stephen Harper était de passage dans le Grand Nord en août 2007.
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Fred Chartrand
Le premier ministre entame sa tournée annuelle dans le Grand Nord. Le Canada veut affirmer sa souveraineté sur une portion du territoire arctique, où la présence de sous-marins russes et américains est souvent signalée.
C'est pour démontrer la souveraineté du pays dans l'Arctique que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, est arrivé lundi arrivé à Iqaluit, au Nunavut.
M. Harper effectue ce voyage chaque année, mais La Presse Canadienne précise que cette visite intervient alors que le Canada et le Danemark commencent à envisager une coopération militaire plus serrée dans cette région.
Après Iqaluit, le premier ministre conservateur se rendra notamment à Yellowknife et à Whitehorse. Le point culminant de son voyage sera sa présence sur la frégate NCSM Toronto et sur le sous-marin NCSM Corner Brook lors d'un exercice de guerre anti-sous-marin. Il faut préciser que, dans cet archipel, des sous-marins russes et américains rôdent depuis un certain temps.
Le Canada et le Danemark, qui se sont autrefois disputés au sujet du contrôle de l'île Hans, ont récemment commencé à forger des liens militaires plus serrés. Cette collaboration qui va en s'amplifiant démontre une dépendance au moment même où les deux pays tentent de définir leurs revendications sur le Nord, une région potentiellement riche en minéraux.
Le mois dernier, un avion des Forces armées danoises a visité plusieurs sites d'atterrissage en gravier dans des avant-postes canadiens dans le Haut-Arctique. L'opération est presque totalement passée sous silence dans les médias. Toutefois, selon un communiqué de presse danois, elle s'inscrivait dans un contexte de préparations pour une éventuelle collaboration avec le Canada.
L'hiver dernier en Islande, le chef d'état-major de la Défense, Walter Natynczyk, avait rencontré son homologue danois lors d'une conférence sur l'Arctique.
Outre le Canada, les États-Unis, la Russie, le Danemark et la Norvège se disputent la souveraineté sur l'Arctique, qui recèlerait d'énormes ressources naturelles.
Pour qu'un pays puisse exercer ses droits pour l'exploitation des ressources naturelles dans l'Arctique, il faut qu'il fasse la preuve que ce territoire est l'extension naturelle de son plateau continental.