Ottawa réclame la libération de Bahari

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le ministre Lawrence Cannon Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon (archives)   © PC/Adrian Wyld

Le gouvernement de Stephen Harper s'active dans le dossier de l'arrestation du journaliste irano-canadien Maziar Bahari en Iran.

Le gouvernement canadien demande aux autorités iraniennes de relâcher le journaliste irano-canadien de Newsweek et dénonce la violence contre les manifestants à Téhéran. À Ottawa, le ministre Lawrence Cannon convoque le chargé d'affaires iranien.

Le premier ministre Harper a publié lundi un communiqué réclamant la libération de tous les journalistes et prisonniers politiques, « y compris les ressortissants canadiens ».

Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a pour sa part convoqué le chargé d'affaires iranien à Ottawa pour lui exprimer sa vive inquiétude au sujet de cette arrestation et de la situation à Téhéran, où les autorités ont réprimé des mouvements de protestation contre le résultat de l'élection présidentielle du 12 juin dernier. Le chargé d'affaires est le plus haut diplomate iranien en poste dans la capitale canadienne.

Les diplomates canadiens à Téhéran ont aussi envoyé une note diplomatique aux autorités iraniennes demandant une rencontre avec Maziar Bahari, qui travaille pour l'hebdomadaire américain Newsweek.

La direction du magazine n'a pas eu de ses nouvelles depuis dimanche matin, mais on sait qu'aucune accusation n'a été portée contre lui jusqu'à maintenant. Newsweek a demandé sa libération immédiate.

Selon Reporters sans frontières, 24 journalistes ont été arrêtés en Iran depuis l'élection du 12 juin dernier et les manifestations qui ont suivi.

Ottawa réclame aussi que les autorités iraniennes mettent fin à la violence contre les manifestants, permettent aux journalistes iraniens et étrangers de couvrir les événements en Iran et enquêtent de façon transparente et complète sur les allégations de fraude électorale. Le premier ministre Harper a dénoncé la situation en des termes forts.

« La réaction des autorités iraniennes aux manifestations en Iran est tout à fait inacceptable. Le régime a choisi le recours à la brutalité et à l'intimidation pour contrer l'opposition pacifique déclenchée par les allégations graves et légitimes de fraude électorale. » — Le premier ministre Stephen Harper

L'opposition veut de l'aide pour les blessés

Tout en condamnant la violence du gouvernement iranien, le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, a demandé samedi au gouvernement de Stephen Harper d'aider les blessés des manifestations par l'intermédiaire de son ambassade à Téhéran. Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a toutefois indiqué que le Canada ne pouvait offrir un tel refuge qu'en des circonstances exceptionnelles.

Par ailleurs, le site Internet du ministère des Affaires étrangères invite les voyageurs canadiens à « faire preuve d'une grande prudence » s'ils se rendent en Iran. Il ne déconseille toutefois pas ces voyages pour le moment.