![]() National Conseil de presse du Québec La crise éclateMise à jour le samedi 30 mai 2009 à 17 h 05
Rien ne va plus au Conseil de presse du Québec, dont le président, Raymond Corriveau, a remis sa démission après une journée d'âpres discussions, vendredi. Le vice-président Denis Plamondon a fait de même. M. Corriveau avait été nommé à la tête de l'organisme en juin 2004, après y avoir siégé comme représentant du public de 1996 à 2001. L'éclatement de cette crise serait l'expression de divergences sur le rôle et le mandat du Conseil entre les trois parties qui composent l'organisme, soit les entreprises de presse, les journalistes et le public. Si certains membres veulent confiner le Conseil dans le rôle d'examen des plaintes, d'autres, comme Raymond Corriveau, prônent un élargissement de son mandat pour qu'il puisse se prononcer sur les questions d'éthique et d'information. De l'avis de Marc-François Bernier, de la Chaire de recherche en éthique du journalisme, cette démission est un signe de plus d'une division au sein du Conseil, qui est une « bonne idée qui ne marche pas ». M. Bernier soutient que les entreprises adhèrent généralement au Conseil de presse pour se soustraire à une menace de réglementation des gouvernements et non dans un souci de responsabilisation des médias. En décembre dernier, des diffuseurs privés, dont TVA, TQS, Astral et Corus, ont claqué la porte du Conseil de presse du Québec, préférant s'en remettre au Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR). Le Conseil de presse du QuébecTribunal d'honneur, le Conseil de presse du Québec a pour mandat de promouvoir le respect des plus hautes normes éthiques en matière de droits et responsabilités de la presse. Son action s'étend à tous les médias d'information distribués ou diffusés au Québec qu'ils appartiennent à la presse écrite ou électronique (radio, télévision, Internet).
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