Accentuer la pression sur Ottawa

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Ghislain Picard Ghislain Picard

L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador demande aux gouvernements québécois et canadien d'appuyer la Déclaration sur les droits des peuples autochtones de l'ONU.

L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador estime que le gouvernement canadien pourrait bientôt se retrouver isolé dans son refus d'appuyer la déclaration de l'ONU de 2007.

Celle-ci a été adoptée il y a deux ans par 144 pays. Avec l'adhésion de l'Australie en avril dernier, seuls le Canada, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande ne l'ont pas fait.

Les Autochtones ont reçu d'importants appuis dans leur démarche. Parmi eux, notons la CSN, Amnistie Internationale, la Fédération des femmes du Québec, la Ligue des droits et des libertés, de même que des personnalités, comme Richard Desjardins et la juriste Louise Arbour.

« Avec le revirement du gouvernement australien, il y a de fortes chances que, dans un avenir très rapproché, le gouvernement de M. Obama puisse revoir sa décision. Et il en va de même de la Nouvelle-Zélande. Donc, on pourrait voir à très court terme le gouvernement canadien isolé dans sa persistance à ne pas reconnaître la Déclaration », estime le chef l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.

M. Picard compte sur une forte mobilisation pour faire pression sur le gouvernement canadien. Il demande notamment à l'Assemblée nationale du Québec d'adopter une motion en faveur de la Déclaration. « Qu'est-ce qui se passe avec l'Assemblée nationale? Pourquoi, d'un côté, on se pète les bretelles pour dire qu'on est le seul Parlement à reconnaître les nations autochtones, à leur reconnaître des droits, et qu'en même temps, on recule devant une déclaration internationale adoptée par l'ONU en 2007? » s'interroge-t-il.

La déclaration de Nations-Unies établit des normes minimales pour les peuples autochtones en matière de santé, de logement et d'éducation.

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