Des étudiants de l'Université de Montréal près de leur hôtel où ils avaient été mis en quarantaine.
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Les quelque 30 étudiants de l'Université de Montréal placés en quarantaine dans un hôtel de Changchun pour sept jours par les autorités de la province de Jilin, par crainte qu'ils ne soient porteurs du virus de la grippe A (H1N1) sont maintenant libres de reprendre leurs activités.
Des étudiants de l'Université de Montréal placés en quarantaine par les autorités de la province de Jilin, qui craignaient une propagation de la grippe A, sont finalement libérés.
Ils ont reçu la permission de quitter l'hôtel où ils étaient confinés mercredi, soit deux jours plus tôt que prévu. Cette décision survient après que le gouvernement du Canada eut demandé des explications à Pékin, et que l'Organisation mondiale de la santé se fut interrogée sur les mesures de prévention adoptées par certains pays.
Le directeur adjoint du département de santé de la province de Jilin, Lin Ji, a déclaré à l'Associated Press que la décision avait été prise à la suggestion du ministère chinois des Affaires étrangères. « Après avoir pris connaissance de l'état de santé des étudiants, le ministère des Affaires étrangères a proposé ce matin de les libérer plus tôt », a-t-il dit.
Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, qui doit se rendre à Pékin d'ici quelques jours, a indiqué mercredi matin que le gouvernement chinois n'avait pas répondu à une note diplomatique qu'Ottawa lui a fait parvenir mardi.
Les étudiants québécois n'ont jamais présenté le moindre symptôme qui aurait pu laisser croire que l'un d'eux avait de la fièvre, a affirmé un des étudiants, Martin Leroy-Deslauriers, plus tôt cette semaine. Ils n'avaient d'ailleurs pas été inquiétés lors de leur arrivée à Pékin, mais plutôt à leur arrivée à Changchun, capitale de Jilin.
M. Leroy-Deslauriers avait expliqué que ses collègues et lui avaient été placés dans une résidence universitaire avant d'être relogés dans un hôtel particulier, d'où ils ne devaient pas sortir pendant sept jours. Il disait que le personnel chinois les traitait bien et que leur température était prise régulièrement.
Les étudiants québécois ne sont pas les seuls à connaître ce sort. De nombreux touristes mexicains ont aussi été mis en quarantaine, même s'ils ne présentaient aucun symptôme particulier. Mexico s'est indigné de ces mesures, considérées comme injustifiées. Des dizaines de Mexicains sont d'ailleurs revenus à Mexico au cours des dernières heures à bord d'un avion affrété par le gouvernement.