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National Grippe A (H1N1)

Pékin défend sa décision

Mise à jour le mardi 5 mai 2009 à 7 h 04

Porcs

Photo: La Presse Canadienne /Ryan Remiorz

Porcs

Pékin soutient que sa décision de suspendre temporairement ses importations de porcs et de produits de porc de l'Alberta afin de contrer la propagation de la grippe A (H1N1) est nécessaire et qu'elle respecte les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

« Afin de protéger la santé de nos animaux et de la population, le gouvernement chinois n'avait pas d'autre choix que de prendre des mesures préventives temporaires », a expliqué mardi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu.

« Ces mesures de protection urgentes sont en accord avec les règlements de l'OMC sur les mesures strictes de quarantaine dans les situations d'urgence et le principe de vouloir minimiser l'impact sur le commerce », a soutenu M. Ma, selon des propos rapportés par l'AFP.

La suspension par la Chine de ses importations de porcs et de produits de porc de l'Alberta a fait réagir Ottawa, qui a demandé des explications à Pékin. Le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, a indiqué lundi à la Chambre des communes qu'il a lui-même téléphoné à des responsables chinois, et que son collègue au Commerce international, Stockwell Day, a fait de même.

M. Ritz a soutenu que « la Chine fonctionnait hors de la science » et que la bataille n'était pas terminée. Il a soulevé la possibilité que le Canada porte plainte devant l'Organisation mondiale du commerce, si la Chine ne lève pas son embargo.

La Chine a décidé de suspendre l'importation de porcs et de produits dérivés de l'Alberta malgré le fait que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) affirme que le porc canadien peut être consommé en toute sécurité.

Selon l'ACIA, « les risques que ces porcs transmettent le virus à des personnes sont très faibles ». Quatre organisations internationales, dont l'Organisation mondiale de la santé animale, maintiennent aussi que la viande de porc n'est pas une source de contamination.

La Chine a décidé de cesser ses importations de porcs de l'Alberta après l'apparition, en fin de semaine, de cas de grippe A dans un élevage de la province.

Dimanche, Gerry Ritz a indiqué que les autorités surveillaient de près le cheptel porcin, et que le Canada s'engageait à être pleinement transparent dans ce dossier. Le secrétaire américain de l'Agriculture, Tom Vilsack, lui a assuré que les producteurs de porcs canadiens continueraient d'avoir accès au marché américain.

Des étudiants québécois en quarantaine

Les 25 étudiants allaient apprendre le mandarin.

Photo: fournie par un stagiaire

Les 25 étudiants allaient apprendre le mandarin.

Par ailleurs, des étudiants québécois qui sont allés apprendre le mandarin dans la province de Jilin, dans le nord-est de la Chine, ont été placés en quarantaine par les autorités provinciales, soucieuses d'éviter la propagation de la grippe A (H1N1) dans leur région.

Selon un étudiant joint au téléphone par Radio-Canada, Martin Leroy-Deslauriers, les étudiants ont été interceptés à leur arrivée dans la capitale de Jilin, Changchun. Ils ont été amenés dans une salle de l'aéroport, où la température de chacun a été prise.

M. Leroy-Deslauriers explique que, même si personne ne faisait de la fièvre ou ne présentait des symptômes suspects, les autorités les ont placés dans une résidence universitaire, puis dans un hôtel particulier, d'où ils ne peuvent sortir pendant une période de sept jours. Ils sont bien traités, soutient-il, et leur température est prise régulièrement.

Selon M. Leroy-Deslauriers, personne n'avait pourtant vérifié s'ils faisaient de la fièvre à leur arrivée dans la capitale Pékin. Leur mise en quarantaine serait plutôt attribuable à une loi provinciale. Qui plus est, soutient l'étudiant québécois, le personnel de l'hôtel où ils sont logés ne serait pas confiné dans l'établissement.

Les étudiants québécois ne sont pas les seuls à connaître ce sort. Plus de 70 touristes mexicains ont aussi été mis en quarantaine en Chine. Cette décision soulève l'ire de Mexico, qui considère ces mesures comme injustifiées. Le gouvernement mexicain a d'ailleurs annoncé qu'il envoyait un avion à Pékin pour rapatrier ses citoyens.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne et Agence France Presse

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