L'école de Windsor, en Nouvelle-Écosse, où quatre cas de grippe porcine ont été confirmés.
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PC/Andrew Vaughan
La confirmation de six cas de grippe porcine au Canada a incité à la prudence non seulement les gouvernements fédéral et provinciaux, mais aussi d'autres pays.
Tandis que les gouvernements fédéral et provinciaux canadiens adoptent diverses mesures pour faire face à l'éclosion de grippe porcine, d'autres pays demandent à leurs ressortissants d'éviter le Canada.
Au Canada, les réactions se multiplient:
Charest plus prudent
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a annoncé qu'il allait réunir les ministres et sous-ministres concernés pour faire le point sur la situation et passer en revue les mesures à prendre si des cas de grippe porcine étaient confirmés dans la province.
Après recommandé, en début d'après-midi, aux voyageurs québécois de ne pas modifier leurs plans, le premier ministre a rectifié le tir au cours de la journée.
« Je ne veux pas encourager les Québécois à aller au Mexique. Dans les circonstances, s'ils peuvent éviter d'y aller, si ce n'est pas nécessaire, je pense qu'il vaut mieux ne pas y aller », a-t-il déclaré M. Charest lors d'un second point de presse, lundi.
« Le risque semble augmenter beaucoup, le nombre de cas augmente d'heure en heure », a-t-il ajouté pour justifier sa volte-face.
Ottawa fait le point
Dimanche, la ministre de la Santé du Canada, Leona Aglukkaq, a admis que les autorités fédérales étaient inquiètes de l'apparition de ces premiers cas au pays, tout en assurant que le gouvernement fédéral faisait tous les efforts nécessaires pour protéger les Canadiens.
L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) recommande aux voyageurs qui se rendent au Mexique de se faire vacciner contre la grippe saisonnière avant leur départ. Pour être efficace, le vaccin doit toutefois être administré au moins une semaine avant le départ. L'ASPC a notamment annoncé dimanche que la vigilance serait accrue dans les aéroports du pays.
Des mises en garde sur la situation et des conseils sur les règles sanitaires seront diffusés dans les avions en provenance ou à destination du Mexique.
Réactions dans le monde
Au Royaume-Uni, une porte-parole du Service de santé public a indiqué lundi qu'une femme en visite dans le nord-ouest de l'Angleterre en provenance du Canada avait été hospitalisée, parce qu'on craignait qu'elle soit atteinte de la grippe porcine. Elle subissait des tests par mesure de précaution.
L'Inde a recommandé à ses ressortissants de restreindre leurs déplacements au Canada, au Mexique, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande. De plus, toute personne entrant en Inde en provenance de ces pays fera l'objet d'un examen.
L'Australie a demandé pour sa part aux voyageurs d'être attentifs à tout symptôme de grippe s'ils se rendent au Canada. Le ministère de la Santé de Malaisie a demandé de ne pas voyager au Canada.
La commissaire européenne à la Santé, si elle a recommandé de reporter les déplacements non essentiels au Mexique et aux États-Unis, n'a pas mentionné le Canada.
Le ministre canadien de la Sécurité publique, Peter Van Loan, a déclaré qu'il trouvait que les avis émis par certains pays au sujet des voyages au Canada étaient une réaction exagérée. « Je pense que les pays devraient faire preuve de prudence en ne franchissant cette étape seulement s'il y a des preuves claires ou s'il y a un vrai danger et des risques », a dit M. Van Loan.
Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a indiqué qu'il ne pouvait prévoir, pour le moment, si l'éclosion de grippe porcine aura un impact sur l'économie. On remarquait une chute des indices boursiers internationaux, lundi matin.
Notons que l'Ukraine a notamment interdit l'importation de porcs de quatre pays, dont le Canada, en raison de l'éclosion de grippe porcine. Les autres origines interdites sont le Mexique, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande.