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![]() National Peine de mort Amnistie internationale interpelle OttawaMise à jour le lundi 6 avril 2009 à 16 h 40
Amnistie internationale demande au gouvernement fédéral de clarifier sa position sur ses ressortissants passibles de la peine de mort à l'étranger. La question se pose notamment pour Ronald Allen Smith, détenu depuis 26 ans au Montana, aux États-Unis, et condamné à mort. L'ONG s'est réjouie d'apprendre que le Canada se conformerait à la décision de la Cour fédérale de mars dernier. Vendredi, le ministère des Affaires étrangères du Canada a confirmé qu'il ne portera pas en appel le jugement de la cour fédérale et que Ron Smith continuera à bénéficier d'assistance consulaire. En mars dernier, le juge Robert Barnes avait estimé que la décision d'Ottawa de cesser toute démarche pour obtenir la clémence du tribunal pour M. Smith est injuste et illégale. Il avait ordonné au gouvernement de prendre tous les moyens raisonnables en son pouvoir pour persuader le gouvernement du Montana de commuer la peine du détenu. Plus que des services consulaires La porte-parole de la section canadienne francophone d'Amnistie, Anne Ste-Marie, a toutefois déclaré lundi qu'Ottawa ne pouvait pas se contenter d'offrir des services consulaires à Ronald Smith. Il devrait aussi demander que sa peine soit commuée en emprisonnement à vie, estime-t-elle. Et ce, en dépit des rumeurs selon lesquelles le Montana serait sur le point d'abolir la peine de mort. Amnistie internationale estime par ailleurs que les autorités devraient envisager son rapatriement. Si cette requête était approuvée, M. Smith serait éventuellement admissible à une libération conditionnelle. Ronald Allen Smith en brefL'homme originaire de Red Deer, en Alberta, a été condamné en 1983 pour le meurtre de deux cousins autochtones survenu l'année précédente au cours d'une beuverie. Un flou global
Mme Ste-Marie ajoute que le flou continue de planer sur la politique canadienne en dépit de la décision d'Ottawa, annoncée vendredi soir, à la veille d'un congé parlementaire de deux semaines. Le ministère des Affaires étrangères aurait en effet laissé entendre qu'il n'envisageait pas de renouer avec sa pratique historique de demander la clémence de manière systématique pour tous les condamnés à mort canadiens. Dans une déclaration écrite transmise à certains médias, un porte-parole aurait indiqué que le gouvernement du Canada déterminerait une ligne de conduite pour chaque situation. Pour Amnistie internationale, une telle position - très semblable à celle qui a valu au fédéral d'être poursuivi par M. Smith - constitue une réponse « tout à fait insatisfaisante » au jugement de la Cour fédérale, en plus d'être absolument intenable. On ne peut pas être à la fois contre la peine de mort et des fois en faveur de la peine de mort. La peine de mort est un châtiment qui est inhumain, irréversible, qui est injuste, qui est une négation du droit à la vie. — Anne Ste-Marie, porte-parole d'Amnistie internationale Jusqu'à maintenant, ni le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, ni ses fonctionnaires n'ont fourni de précisions sur leurs intentions. Et personne n'a fait de commentaires sur les conséquences potentielles de l'affaire pour les autres Canadiens passibles de la peine de mort à l'étranger, dont les frères Kohail, emprisonnés en Arabie saoudite. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
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