Nouvelle fuite dans le réacteur nucléaire

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
centrale de Chalk River   © PC/Fred Chartrand

Une troisième fuite depuis le mois de décembre, minime, a été détectée dimanche dernier dans un tuyau du réacteur nucléaire, rapporte la PC. Le tuyau a été réparé et la production n'a pas été interrompue.

Le réacteur nucléaire de Chalk River, en Ontario, fait encore parler de lui. Une troisième fuite depuis le mois de décembre est survenue dans ces installations qui assurent plus de la moitié de la production mondiale d'isotopes médicaux.

Selon la Presse canadienne, cette nouvelle fuite a été dévoilée mardi, lors de la comparution de hauts responsables de la Commission canadienne de sûreté nucléaire et d'Énergie atomique Canada devant le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes.

Un responsable d'Énergie atomique Canada a affirmé que 11 kilogrammes d'eau lourde avaient été ventilés du réacteur après que deux petits trous eurent été détectés dans un tuyau, dimanche. Le tuyau a été réparé et il sera remplacé ultérieurement.

Le réacteur est toujours en marche, et la fuite n'a pas créé de retards dans la production.

La licence du réacteur de Chalk River, qui a maintenant plus de 50 ans, vient à échéance en 2011. La Commission canadienne de sûreté nucléaire et Énergie atomique Canada ont dit avoir des discussions formelles sur ce qui doit être fait pour permettre un prolongement de sa vie utile.

Une crise de confiance?

En décembre, une fuite plus importante que celle de dimanche dernier n'avait pas été signalée publiquement avant plusieurs semaines. Les autorités avaient été soupçonnées d'avoir voulu camoufler l'incident et accusées de mettre en danger de la population.

La députée néo-démocrate Nathan Cullen a soutenu que la confiance du public dans le réacteur de Chalk River avait été ébranlée. Elle estime que ces incidents à répétition laissent croire à un problème significatif.

Lundi, l'ancienne présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, Linda Keen, a accordé à Radio-Canada sa première entrevue depuis son congédiement par le gouvernement Harper, en janvier 2008, à la suite de la crise des isotopes médicaux. Linda Keen se dit maintenant inquiète non seulement pour l'indépendance politique de l'organisme, mais aussi pour la santé des Canadiens.