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Journaliste:François Messier Mise à jour le jeudi 19 février 2009 à 12 h 55 Une escale de 400 minutes à OttawaMoins d'un mois après avoir été assermenté, le président américain Barack Obama a effectué jeudi son premier voyage officiel à l'étranger. Au cours d'une visite de moins de sept heures à Ottawa, il a rencontré le premier ministre Stephen Harper et le chef de l'opposition officielle Michael Ignatieff.
Toute brève qu'elle soit, la visite du 44e président américain n'en a pas moins été importante pour autant. MM. Obama et Harper ont discuté de sujets cruciaux pour les deux pays: les relations commerciales en général, et les problèmes de l'industrie automobile en particulier, la sécurité à la frontière, l'environnement, l'énergie et l'Afghanistan. (Lisez les carnets de Hugues Poulin et de Daniel Lessard.) Une escale de 400 minutes
Le président Obama est d'ailleurs arrivé au Canada entouré de trois poids lourds de son administration: son conseiller économique Lawrence Summers, son conseiller à la sécurité nationale James Jones, et la responsable de l'Agence de la protection de l'environnement Carol Browner. À l'évidence, il y a une parenté extraordinaire entre les États-Unis et le Canada, et les liens qui unissent nos deux pays sont très importants pour nous. — Barack Obama, en entrevue à CBC La visite du président Obama s'est déroulée sous très haute surveillance. Une partie du centre-ville du marché By a été bouclée tôt en matinée, d'autres rues l'ont été plus tard en journée, et les services de transport en commun ont été perturbés. Les autorités avaient invité les gens qui voulaient saluer le président à se rendre à la colline du Parlement, sans garantir qu'ils pourraient l'apercevoir. Un premier contact crucial Sans surprise, l'annonce de la visite de Barack Obama a réjoui le premier ministre canadien. Après que la décision a été confirmée, Stephen Harper a déclaré à la Chambre des communes que sa venue « témoigne non seulement de l'importance de nos relations commerciales et de nos échanges, mais aussi de la force de notre amitié ». Au-delà des dossiers chauds qui ont été abordés, la rencontre a été importante parce qu'elle fournit aux deux hommes l'occasion d'établir des relations personnelles. De l'avis de plusieurs experts, ce type de lien est d'une importance capitale pour l'avenir. L'histoire des relations entre les deux pays est ponctuée de relations considérées comme orageuses (comme celles entre John Diefenbaker et John F. Kennedy ou entre Pierre Elliott Trudeau et Richard Nixon) ou chaleureuses (Brian Mulroney et Ronald Reagan ou Jean Chrétien et Bill Clinton). Étant donné la grande popularité du président Obama, les commerçants n'ont pas été invités à placarder leur commerce, comme ce fut le cas lors d'autres visites présidentielles. Selon un sondage EKOS réalisé en janvier pour le compte de CBC, 81 % des Canadiens ont une opinion favorable du président américain. Une certaine inquiétude est néanmoins palpable au nord du 49e parallèle: 62 % des 1000 répondants au même sondage disaient craindre les contrecoups d'éventuelles modifications à l'Accord de libre-échange nord-américain et 86 % croyaient que le coût des politiques du président Obama créera de graves problèmes pour les États-Unis. En choisissant le Canada pour effectuer sa première visite officielle à l'étranger, le président américain Barack Obama renoue avec une tradition amorcée par le président Warren Harding en 1923. George W. Bush y avait fait un accroc en 2001, en optant plutôt pour une rencontre avec son homologue mexicain Vicente Fox. Console Audio-vidéo
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