Un processus sans précédent, dit Harper

Allocution de Stephen Harper

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a paru généralement satisfait, samedi, du plan d'action sur lequel les dirigeants du G20 se sont entendus, à l'issue de leur sommet à Washington.

Le premier ministre du Canada salue le plan d'action élaboré par les dirigeants réunis à Washington, tout en mettant en garde contre toute tentation de choisir le protectionnisme au détriment du libre marché.

En conférence de presse dans la capitale américaine, M. Harper s'est réjoui qu'il y ait eu unanimité des dirigeants sur presque tous les grands sujets à l'ordre du jour. Il a estimé qu'il s'agissait du développement le plus surprenant de ce sommet.

Il a aussi qualifié de cruciale l'intention de soumettre les grandes banques à une évaluation internationale indépendante, par l'intermédiaire de collèges de surveillance. M. Harper prônait également l'idée que les règles financières propres à chacun des pays du G20 soient soumises à un examen par les pairs.

À l'instar du président américain George W. Bush, Stephen Harper a plaidé en faveur d'un marché libre et ouvert. Il a rappelé l'importance, selon lui, de rejeter toute forme de protectionnisme.

Le premier ministre Harper a estimé que les marchés comprendraient le sérieux des conclusions du sommet du G20 et des intentions des dirigeants présents.

« Le Canada est venu au sommet avec des objectifs clairs. Ces objectifs se reflètent dans la déclaration du sommet. » — Stephen Harper

M. Harper a dit que les Canadiens, selon lui, comprenaient que le pays n'est pas à l'abri de la crise financière et économique, et qu'il y aura des difficultés. Il a toutefois mentionné qu'il avait reçu des compliments quant aux mesures prises par son gouvernement jusqu'à présent.

Au sujet de l'industrie automobile, le premier ministre Harper a affirmé qu'il suivait la situation aux États-Unis de près. Il a précisé qu'Ottawa parlerait avec les Américains, avec l'industrie et avec les provinces avant de décider de la marche à suivre pour soutenir ce secteur.

M. Harper a aussi souligné la promesse du G20 de donner une plus grande place à des pays émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil au sein d'organisations comme le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, en leur donnant un poids plus proportionnel à leur économie.

Globalement, le premier ministre canadien a parlé d'un processus sans précédent, où tout le monde comprend la gravité de la situation actuelle et la nécessité de travailler ensemble.