La grogne s'installe

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La nouvelle réglementation sur les services de garde à 7 $ en milieu familial fait beaucoup de mécontents. Déjà, des services ont été fermés et d'autres reviennent à la garderie privée non subventionnée.

Plusieurs responsables de garderie en milieu familial à 7 $ s'inquiètent depuis l'annonce de la nouvelle réglementation. Des services ont déjà été fermés, d'autres reviennent à la garderie privée non subventionnée.

Au Québec, 90 000 enfants fréquentent un service de garde en milieu familial à 7 $ plutôt qu'un centre de la petite enfance. La situation pourrait toutefois changer, car des centaines des 14 700 éducatrices menacent de retourner au privé non subventionné.

Les responsables des services de garderies subventionnées en milieu familial ne veulent pas du nouveau contrat de services qu'elles devront faire signer aux parents à partir du premier novembre. Ce contrat définit, noir sur blanc, l'offre de service, les heures d'ouverture, les vacances, les remplacements, etc.

Elles demandent qu'on respecte leur autonomie et estiment être mal protégées.

« Le ministère vient dire: "tu m'écris ça et tu t'engages à ne jamais changer ça" », raconte Nathalie d'Amours, directrice générale et présidente de l'Association des éducatrices en milieu familial du Québec.

Si le contrat n'est pas totalement respecté, les éducatrices disent que le ministère peut leur imposer sa façon de faire: « Le gouvernement, et la ministre la première, va dire "bien sûr, ça n'a pas d'allure, on fera pas ça". On est tous conscients que ça n'a pas d'allure. Mais pourquoi refuse-t-elle de le mettre par écrit tout simplement? », demande Mme d'Amours.

Selon la ministre responsable de la Famille, Michèle Courchesne, les éducatrices s'inquiètent pour rien. « C'est une entente qui respecte en tous points les façons de faire qu'il y avait auparavant. Il n'y a rien de changé », dit-elle, en leur lançant une perche. « Il y a de la place pour des aménagements et de la flexibilité à l'intérieur de ces ententes. On n'est pas dans un régime totalitaire », raconte Mme Courchesne.