MM. Sarkozy, Harper et Barrosso accueillis par Michaëlle Jean à La Citadelle.
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Bruno Maltais
Le président français, Nicolas Sarkozy, est arrivé à l'aéroport de Québec, vendredi en fin de matinée, en compagnie du président de la Commission européenne José Manuel Barroso et de l'ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin.
Le président français Nicolas Sarkozy entame à Québec une visite d'un peu plus de 24 heures pour participer au Sommet de la Francophonie et à un sommet économique entre l'Union européenne et le Canada.
Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, est venu les accueillir à l'aéroport Jean Lesage, tandis que le gouvernement du Québec était représenté par la ministre responsable des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay.
Même si le président français passe moins de 30 heures au Québec, il participera à deux sommets.
Président en exercice de l'Union européenne (UE), il participera d'abord avec MM. Harper et Barroso à un sommet Canada-UE afin de renforcer leur partenariat économique. Il devrait aussi être question d'un accord de libre-échange entre le Canada et l'UE et de la crise internationale.
Cette rencontre au sommet à la Citadelle de Québec, où la gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean a accueilli les dignitaires, ne devrait pas durer beaucoup plus de deux heures.
M. Sarkozy a écourté sa visite au pays pour se rendre à Camp David, samedi, pour rencontrer le président américain George W. Bush. Les deux présidents discuteront des règles du capitalisme financier.
M. Sarkozy a donc dû supprimer une escale à Montréal. Il quittera Québec samedi après-midi, juste après la photo de famille traditionnelle avec la trentaine de chefs d'État francophones.
Il n'assistera pas aux cérémonies de clôture du Sommet. Le premier ministre français, François Fillon, a été dépêché au dernier moment pour assurer une présence française de haut niveau.
Un horaire chargé
Le sommet économique entre l'Union européenne, représentée par le président français, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Canada, représenté par le premier ministre Harper est en cours à la Citadelle.
Les discussions entre les trois hommes porteront essentiellement sur la crise financière mondiale.
En milieu d'après-midi, le président Sarkozy doit se rendre à l'Assemblée nationale pour s'adresser aux parlementaires québécois, une première pour un chef d'État français. On s'attend à ce qu'il définisse les relations entre la France et le Québec.
Peu après, vers 15 h 30, le président français signera avec le premier ministre Jean Charest l'Entente franco-québécoise sur la mobilité professionnelle.
En vertu de cette entente de reconnaissance des diplômes, il sera dorénavant beaucoup plus facile à un professionnel français de s'installer au Québec pour y travailler, et ce, réciproquement.
Le reste du séjour québécois de Nicolas Sarkozy sera, à partir de ce moment, consacré au 12e Sommet de la Francophonie, sommet, il faut le préciser, lui aussi profondément teinté par la crise financière.
Le premier ministre Jean Charest, à ce propos, a d'ailleurs déclaré que le Sommet de Québec est « le premier forum Nord-Sud à se réunir dans la foulée de cette crise et c'est l'occasion d'en discuter, d'essayer d'en mesurer les impacts ».
En après-midi, samedi, le président Sarkozy, accompagné de son homologue européen José Manuel Barroso, quittera Québec pour se rendre directement à Camp David, au Maryland, où l'attend le président américain, George W. Bush. Les entretiens seront consacrés à la réorganisation du système financier mondial.