Les porte-parole de Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir
Les porte-parole de Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir, sont satisfaits du rapport de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles.
Françoise David et Amir Khadir invitent les partis d'opposition à se mettre au travail pour exiger du gouvernement Charest l'application des recommandations du rapport de la commission Bouchard-Taylor.
Déjà, le 22 mai dernier, jour de la publication du rapport Bouchard-Taylor, le parti publiait un communiqué Internet dans lequel il endossait l'ensemble des conclusions et des recommandations de la commission.
Lundi, lors d'une conférence de presse donnée à Québec, Mme David et M. Khadir ont réitéré leur appui au rapport de la commission Bouchard-Taylor. Les deux porte-parole ont par ailleurs exhorté les partis à l'Assemblée nationale à se mettre au travail pour donner suite aux recommandations des commissaires plutôt que de se quereller pour des raisons partisanes.
« Nous demandons aux partis politiques d'opposition présents à l'Assemblée nationale de se concentrer sur les recommandations du rapport et d'exiger de M. Charest qu'il les mette en oeuvre le plus vite possible, plutôt qu'encore une fois déchirer leur chemise sur les questions identitaires », a déclaré sans détour Françoise David.
Selon elle, l'intégration des immigrants doit faire l'objet de mesures concrètes dans plusieurs domaines, comme le recommande le rapport des commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor.
La souveraineté pour guérir le malaise identitaire
Pour Québec solidaire, la solution au malaise identitaire québécois réside dans la souveraineté du Québec.
Or, tout comme les deux commissaires, les porte-parole de Québec solidaire ne voient pas actuellement de crise identitaire et croient également qu'il y a eu de l'exagération.
Selon Françoise David, la solution au malaise identitaire décrit par Gérard Bouchard et Charles Taylor dans leur rapport réside dans l'indépendance du Québec.
« Ce qui mettra probablement fin éventuellement à ce malaise et à ce questionnement, c'est de poser le geste politique de l'indépendance du Québec. Et je ne veux pas confier à deux commissaires, qui ont à réfléchir sur les accommodements raisonnables, le soin de nous indiquer cette voie. Ils n'auraient pas pu le faire pour des raisons évidentes », a expliqué Mme David.