La présidente de la CSDM, Diane de Courcy (archives)
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La Commission scolaire de Montréal (CSDM) est globalement satisfaite du rapport de la Commission Bouchard-Taylor, à l'exception de deux points qui l'irritent. Les congés religieux pour les enseignants et les lieux de prière dans les écoles constituent deux éléments du rapport inapplicables dans le milieu scolaire, selon la CSDM.
Le rapport de la Commission Bouchard-Taylor souhaite que les écoles mettent à la disposition des élèves et du personnel des lieux de prière. Une suggestion que rejette du revers de la main la CSDM.
En entrevue avec Radio-Canada.ca, la présidente de la CSDM, Diane de Courcy, a expliqué que la convention collective rend impossible l'application des congés religieux. Les instituteurs devraient compenser leur journée de congé par une autre journée de travail pour éviter de créer des injustices.
« Nous voudrions bien accommoder les professeurs pour des congés religieux, mais la convention collective rend la chose inapplicable. » La présidente estime qu'il s'agit plus d'un voeu pieux que d'une réelle recommandation. De plus, Mme de Courcy juge la suggestion vague et imprécise, ce qui la rend d'autant plus inapplicable.
Non aux lieux de prière
Si la présidente se dit ouverte en ce qui concerne le premier irritant, pour autant que la mesure puisse s'appliquer, le second écueil rencontre tout simplement une fin de non-recevoir. Pas question d'ouvrir les écoles aux lieux de prières. « Nous avons des élèves de 150 langues maternelles différentes et de diverses confessions religieuses, confie Mme de Courcy. S'il faut qu'on accommode tout le monde, nos écoles se transformeront en véritables tours de Babel. »
Les écoles de la CSDM constituent des lieux où se pratique une laïcité ouverte, et la présidente de Courcy souhaite qu'il en demeure ainsi. Elle ne voit d'ailleurs aucun problème à ce que les enseignants arborent des signes religieux. « Nous avons des enseignants qui portent une petite croix dans le cou et d'autres qui portent un voile dans les cheveux. Nous apprécions l'attitude de nos enseignants en cette matière », poursuit Mme de Courcy.