Transports Canada a ouvert une enquête sur le déversement, la semaine dernière, de 25 tonnes d'huiles usées dans les eaux canadiennes, près de Terre-Neuve, par un porte-conteneurs étranger.
Les autorités canadiennes placent le porte-conteneurs MSC Trinidad en détention au port de Montréal. Le bâtiment aurait déversé plus de 25 tonnes d'huiles usées en eaux canadiennes, au large de Terre-Neuve.
Le porte-conteneurs MSC Trinidad
Le bâtiment, le MSC Trinidad, propriété de l'armateur Grec Technomar Shipping, a été amarré au port de Montréal pour la durée de l'enquête.
Radio-Canada a par ailleurs appris qu'au moins cinq membres d'équipage du MSC Trinidad ont porté plainte à la Gendarmerie royale du Canada. Ces marins disent craindre pour leur vie s'ils demeurent sur le bateau et tentent de retourner chez eux par d'autres moyens.
Des économies sur le dos de l'environnement
Selon l'un de ces marins, Dominigo Sylva, d'origine philippine, le déversement de l'huile usée aurait été ordonné par le premier ingénieur, d'origine russe, pour éviter de payer les frais de vidange d'huile une fois au port. Domingo Sylva affirme que c'est lui qui a arrêté la pompe, qui laissait s'échapper l'huile dans la mer depuis plus de quatre heures.
Selon les lois internationales, les navires ne peuvent vidanger plus de 60 litres d'huile dans la mer par mille nautique parcouru. Or, c'est plus de 400 litres par mille nautique que le MSC Trinidad aurait répandus dans les eaux canadiennes.
Les cinq marins dissidents du MSC Trinidad ont été pris en charge par la Fédération internationale des ouvriers du transport en attendant leur rapatriement.