Radio-Canada veut des explications

À quatre mois seulement des Jeux olympiques en Chine, le site web de Radio-Canada y est toujours bloqué. L'accès au site français est bloqué depuis au moins six mois et celui au site anglais depuis janvier.

À quatre mois des Jeux olympiques, la société d'État veut savoir pourquoi son site web est toujours bloqué dans ce pays et demande à l'ambassadeur chinois au Canada de prendre les mesures pour revenir sur cette décision.

L'ambassade du Canada à Pékin a soulevé cette question auprès du ministère des Affaires étrangères, mais sans résultat.

Hubert Lacroix Hubert Lacroix   © La Presse canadienne/Tom Hanson

Le président de la société d'État, Hubert T. Lacroix, demande des explications.

Il vient d'écrire à l'ambassadeur de Chine au Canada pour lui demander de se « renseigner officiellement et immédiatement afin de savoir pourquoi ces sites ont été bloqués, et de prendre les mesures nécessaires pour que cette décision soit renversée ».

M. Lacroix fait valoir que tous les regards sont tournés vers la Chine qui accueille les Jeux olympiques d'été, et que Radio-Canada présentera les cérémonies et les grands moments des Jeux olympiques.

Il rappelle que le diffuseur public défend la liberté de presse et que Radio-Canada a toujours un bureau en Chine.

M. Lacroix cite le premier ministre chinois, Wen Jiabao, qui promettait, en avril 2007, que « La liberté de presse des journalistes étrangers dans leur couverture des nouvelles sera assurée ».

Le site des nouvelles de Radio-Canada

Le président de Radio-Canada interpelle directement l'ambassadeur en lui demandant de s'engager « personnellement à résoudre ce problème aussi rapidement que possible ».

Le site web de la British Broadcasting Corporation (BBC) a été débloqué en Chine, à l'exception de la portion écrite en chinois et des hyperliens donnant accès à des sites asiatiques.

Mais les autorités chinoises sont toujours demeurées silencieuses pour Radio-Canada.ca

Radio-Canada.ca a été interdit le 15 août 2007, juste après l'arrestation de trois activistes canadiens en Chine qui avaient accroché sur la Grande Muraille une banderole réclamant la libération du Tibet.