Le gouverneur Khalid se défend

Prisonnier en Afghanistan Prisonnier en Afghanistan (archives)

Le gouverneur de la province de Kandahar, Asadullah Khalid, a déclaré samedi que le traitement des prisonniers en Afghanistan relevait des militaires en place.

Le gouverneur de la province de Kandahar, Asadullah Khalid, nie les allégations d'un rapport canadien selon lesquelles il aurait participé à la torture d'un détenu à Kandahar.

M. Khalid a également tenu à dire qu'il n'avait pas été impliqué dans des actes de torture perpétrés sur au moins un des détenus à Kandahar. Il répondait ainsi à un rapport réalisé par des diplomates canadiens en visite à Kandahar, et présenté au gouvernement canadien, selon lequel un prisonnier aurait affirmé avoir été battu par M. Khalid.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a alors été accusé par des politiciens à Ottawa d'avoir minimisé et ignoré les informations contenues dans le document.

Pour sa défense, le gouverneur Khalid dit n'avoir visité qu'une fois les prisons de Kandahar, mais uniquement en présence de parlementaires. De plus, il affirme ne pas avoir discuté avec des prisonniers lors de sa tournée des geôles de Kandahar.

Pour M. Khalid, les détenus ne sont pas crédibles parce qu'ils espèrent être libérés. « Je crois qu'il est clair pour tout le monde que si on a un détenu en prison, il va accuser tout le monde », a-t-il déclaré.

Qui dit vrai?

Une confusion règne concernant la question du traitement des prisonniers en Afghanistan. Bien que le Canada ne transfère plus aux autorités afghanes les prisonniers capturés durant des missions militaires, le gouverneur de la province de Kandahar, Asadullah Khalid, a indiqué qu'il n'avait pas été informé à ce sujet.

Par ailleurs, la commission afghane indépendante des droits de la personne dit avoir été informée par des militaires canadiens que de 18 à 20 prisonniers avaient été détenus par les Canadiens depuis la fin des transferts en novembre.

M. Khalid soutient ne plus se souvenir d'un entretien en novembre dernier avec le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, concernant le sort des détenus afghans. M. MacKay affirme pourtant avoir discuté de cette question avec le gouverneur afghan.