
Exhibitionnisme à Vimy
![]() Site de Vimy |
À Arras, dans le nord de la France, un couple français a été reconnu coupable d'avoir commis des actes indécents dans les tranchées du site commémoratif canadien de Vimy.
L'homme et la femme ont été condamnés à un mois d'emprisonnement avec sursis et 150 euros d'amende. Ils devront de plus verser un euro symbolique de dédommagement au Canada et rembourser les frais juridiques canadiens d'un montant de 500 euros.
Le Canada tenait à ce que cette sentence donne l'exemple à d'autres groupes qui tentent d'utiliser le site à la mémoire des soldats canadiens tués à Vimy, pour des rendez-vous illicites.
Le couple avait affiché ses ébats sexuels sur un site Internet pornographique, ce qui a permis à la police de l'inculper. Il faisait face à des accusations d'exhibition sexuelle.
Le site de Vimy, dédié à la mémoire de 60 000 soldats canadiens morts pour la libération de la France, est devenu un lieu de rendez-vous illicites pour des exhibitionnistes. Plusieurs sites web donnent d'ailleurs l'itinéraire pour se rendre au monument canadien.
« Depuis plusieurs années, c'est un lieu de rendez-vous. Le mémorial ainsi que les bois aux alentours sont un lieu de rendez-vous, notamment pour les gais. Mais bon, ce n'est pas tous les jours », a témoigné Samuel Cogez, journaliste au quotidien La Voix du Nord.
Sur un autre site Internet, il est possible de voir une jeune femme qui se dénude, clairement adossée au monument, avant d'avoir des relations sexuelles avec deux hommes dans le bois voisin.
Au moins trois incidents survenus sur le site de Vimy, en 2007, ont donné lieu à des interpellations.
« On prend ça très au sérieux, ce sont des faits inacceptables dans des lieux de mémoire », a indiqué Arlene King, directrice des monuments commémoratifs canadiens en Europe, qui était présente au procès.
Elle admet qu'il est difficile d'assurer des patrouilles sur ce site vaste comme la moitié du parc du Mont-Royal. Elle a souligné que le fait que des gens s'affichent sur Internet aide à les démasquer.
Informée de l'affaire, la Légion royale canadienne s'en est remise à la justice française. « On est content que les personnes aient été attrapées [...] », a déclaré Brad White, directeur de l'administration pour la Légion royale canadienne à Ottawa.
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