Grogne contre Air Canada

Les derniers passagers sont finalement arrivés à Toronto mardi soir. Les derniers passagers sont finalement arrivés à Toronto mardi soir.

Si, après plusieurs reports et retards, les derniers clients d'Air Canada coincés en Argentine après avoir manqué leur vol, samedi dernier, sont finalement de retour au pays, certains d'entre eux ne décolèrent pas. Ils envisagent même d'intenter un recours collectif contre le transporteur.

Quelques-uns des passagers d'Air Canada, mécontents d'avoir été laissés en plan à l'aéroport de Buenos Aires, le week-end dernier, en raison d'un conflit de travail local, envisagent d'intenter un recours collectif contre le transporteur.

Un des passagers s'est d'ailleurs chargé de prendre les coordonnées des passagers mécontents dans le but de possiblement intenter un recours collectif contre le transporteur national.

Un avocat spécialisé en droit du voyage joint par Radio-Canada, François Lebeau, a estimé que les passagers ont probablement des arguments valables pour justifier un recours collectif. Pour M. Lebeau, ce n'est pas tant le fait que des passagers aient été laissés derrière qui est problématique que l'attitude d'Air Canada qui les a littéralement laissés à eux-mêmes.

Après avoir suscité une grogne importante et fait les manchettes de la plupart des médias canadiens, la direction d'Air Canada affirme qu'elle remboursera à ses clients leurs frais d'hôtel, de repas, de transports et de téléphone.

Les passagers mécontents peuvent aussi déposer une plainte auprès de l'Office des transports du Canada, un tribunal administratif dont les décisions sont exécutoires.

Le vol 93, à destination de Toronto, avait quitté l'aéroport international de Buenos Aires sans la moitié de ses passagers à la suite d'une situation chaotique provoquée par un conflit de travail.

En outre, dimanche, un appareil d'Air Canada a eu des ennuis mécaniques, ce qui a empêché environ 120 passagers de partir.

Bataille à l'aéroport

Selon des passagers bloqués en Argentine, une bagarre a éclaté, samedi soir, entre des employés de l'aéroport et des passagers exaspérés par l'annulation des vols d'une compagnie locale. L'échauffourée a conduit les employés responsables des contrôles d'immigration à cesser d'inspecter les passagers pendant plusieurs heures.

Et lorsqu'ils ont finalement pu traverser les douanes pour se rendre au quai d'embarquement, vers minuit trente, les passagers retardataires ont appris avec surprise que le vol 93 d'Air Canada avait décollé depuis déjà deux heures et demie.

Selon une porte-parole du transporteur canadien, Air Canada ne pouvait patienter davantage en raison de la limite de temps de devoir maximum imposée par Transports Canada aux équipages.