Nouveau cas de brutalité

Maxime Bernier, ministre des Affaires étrangères du Canada Maxime Bernier (archives)

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a révélé qu'un autre cas potentiel de brutalité contre un détenu afghan transféré par les militaires canadiens aux autorités afghanes serait survenu.

Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, affirme qu'un autre détenu afghan transféré par les militaires canadiens aux autorités du pays pourrait avoir été torturé.

Interrogé par un député conservateur lors de la période des questions à la Chambre des communes, mercredi après-midi, Maxime Bernier a dit qu'un prisonnier était détenu dans des conditions jugées préoccupantes par les autorités canadiennes.

Si cette information est confirmée, cela portera à sept le nombre de plaintes reçues par les autorités canadiennes depuis qu'Ottawa a signé une entente sur les transferts des prisonniers avec le gouvernement afghan d'Hamid Karzaï.

Cette entente permet au Canada de vérifier dans quelles conditions sont détenus les prisonniers qu'il a capturés, ce qu'il ne pouvait faire jusqu'au printemps dernier.

Le ministre des Affaires étrangères a précisé que le gouvernement afghan aurait ouvert une enquête sur la plainte de brutalité. Selon lui, cette révélation prouve que la nouvelle entente avec le gouvernement afghan fonctionne.

Amnistie internationale (AI) est toutefois d'avis contraire. L'organisation a déploré, plus tôt cette semaine, des lacunes dans cet arrangement, en précisant que l'entente n'empêchait pas la torture puisqu'elle était toujours détectée après le fait.

La section canadienne d'AI et la British Columbia Civil Liberties Association réclament devant les tribunaux l'arrêt du transfert de prisonniers afghans capturés par les militaires canadiens à d'autres autorités. Au début du mois de novembre, la Cour fédérale a accepté d'entendre leur requête.