Soldats canadiens en Afghanistan (archives)
Une étude de l'Institut SES, réalisée pour le groupe de presse Sun-Media, révèle que 55 % des Canadiens souhaitent le retour du contingent canadien si les pertes humaines augmentent.
Plus de la moitié des personnes interrogées souhaitent le retour du contingent canadien si les pertes humaines augmentent, selon une étude de l'Institut SES pour le compte du groupe Sun-Media.
Pour 67 % des personnes interrogées, l'intervention canadienne en Afghanistan rend le Canada plus vulnérable à d'éventuelles attaques terroristes.
Les répondants au sondage sont 55 % à juger que les mesures mises en place par l'OTAN en Afghanistan sont insuffisantes pour assurer le succès de la mission des militaires canadiens.
De plus, 48 % des personnes interrogées désapprouvent la gestion du dossier afghan par le gouvernement conservateur de Stephen Harper. Ils sont 44 % à appuyer les actions des conservateurs.
D'après l'Institut SES, la question afghane risque de compromettre les efforts du gouvernement minoritaire de M. Harper dans son désir d'obtenir une majorité lors d'éventuelles prochaines élections.
Un contingent de 2500 soldats canadiens est déployé dans le sud de l'Afghanistan. Depuis le début de la mission en 2002, 54 soldats sont morts en Afghanistan, dont 10 depuis le début de 2007. Un diplomate canadien a également perdu la vie dans ce pays.
Un millier de personnes ont été interrogées entre le 26 avril et le 1er mai pour ce sondage qui comporte une marge d'erreur de 3,1 %.
Lors de cette période, l'affaire des prisonniers afghans battait son plein à Ottawa. Le gouvernement Harper a notamment été critiqué de toutes parts pour son incapacité à assurer adéquatement la sécurité des prisonniers afghans.