
Tourisme canadien
![]() Calèche à Victoria |
De plus en plus de touristes parcourent le vaste monde, mais le Canada les attire de moins en moins parce que le pays est perçu comme ennuyeux.
C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), une agence des Nations unies.
Selon l'étude, quelque 578 millions de personnes ont voyagé à l'étranger au cours des huit premiers mois de 2006, ce qui constitue une progression de 4,5 %
Selon toute vraisemblance, il s'agira donc d'une troisième année de progression consécutive, après les deux années de déclin qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. L'élan devrait se poursuivre en 2007, indique-t-on.
Le nombre de touristes entrés au Canada a toutefois chuté de 4,1 % entre janvier et août, ce qui constitue l'une des pires performances au monde après celles de l'Uruguay, de Montserrat, une île des Antilles et d'Aruba, une île des Caraïbes.
![]() Touristes au Nouveau-Brunswick |
L'un des auteurs de l'étude, John Kester, indique dans le Ottawa Citizen que le Canada est perçu comme un endroit peu excitant, de plus en plus cher et auquel il est de plus en plus difficile d'accéder pour les touristes arrivant des États-Unis.
La Commission canadienne du tourisme, consciente du problème, dépense actuellement 75 millions de dollars par année dans des campagnes publicitaires destinées à redorer le blason du Canada à l'étranger.
La présidente de la Commission, Michele Mackenzie, a indiqué au Citizen que l'image internationale du Canada est positive, mais que cette perception ne se transforme pas en projet touristique.
Heureusement, les touristes qui viennent au pays ne sont pas chiches. Ils ont dépensé la somme record de 18,6 millions de dollars l'an dernier.
Selon l'étude de l'Organisation mondiale du tourisme, le nombre de touristes a augmenté de 2,5 % dans l'ensemble des pays d'Amérique du Nord et du Sud et de 4 % aux États-Unis.
L'Afrique (9,8 %), l'Asie-Pacifique (8,3 %), l'Europe (3,1 %) et même le Moyen-Orient (6 %) connaissent aussi une popularité croissante.
Au Québec, des dizaines d'enfants sont en attente d'un toit et le nombre de famille d'accueil ne suffit pas à la demande.