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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

En profondeur

Le Canada après le 11 septembre

Le défi aérien

Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 25
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Le Canada après le 11 septembre

Le défi aérien

Journaliste : Nicolas Duguay

Le transport aérien est probablement le secteur économique qui a le plus écopé au lendemain des attentats de 2001. Selon l'Association internationale du transport aérien (ATSA), les transporteurs ont dû régler une facture supplémentaire de 5,6 milliards de dollars par année depuis le 11 septembre 2001 pour les seules mesures de sécurité.

Sécurité dans les aéroports canadiens

Photo: La Presse Canadienne /Aaron Harris

Au pays, deux changements principaux ont été apportés depuis cette date fatidique. Premièrement, des détecteurs sophistiqués (et presque jamais utilisés) d'explosifs ont été installés dans les zones de manutention des bagages. Ensuite, la zone réglementée à l'intérieur de laquelle circulent aussi bien les employés de l'aéroport que les pilotes et le personnel des transporteurs a été mieux protégée, c'est-à-dire qu'on impose maintenant une carte d'identité sécurisée.

Pour les passagers, essentiellement, le 11 septembre n'a entraîné qu'une augmentation notable des temps d'attente avant l'embarquement. Et une augmentation des restrictions sur ce qu'ils peuvent emporter dans la cabine.

L'industrie elle-même semble s'adapter de mieux en mieux aux soubresauts sécuritaires. Le président du Conseil mondial du voyage et du tourisme, Jean-Claude Baumgarten, interrogé par la presse française, expliquait récemment qu'après le 11 septembre, « il a fallu trois ans à l'industrie pour remonter la pente. Après les attentats de Londres en juillet 2005, la situation est redevenue normale au bout de trois ou quatre mois. » Selon lui, le voyageur a maintenant intégré la notion de risque terroriste et accepte tout simplement de vivre avec en partant en voyage.

Un blindé déployé à l'aéroport Heatrow de Londres

Photo: La Presse Canadienne /Max Nash

Un blindé déployé à l'aéroport Heatrow de Londres

Preuve de cette acceptation, au Canada, les transporteurs aériens ont retrouvé depuis peu les chiffres observés avant 2001, et Air Canada, durement éprouvé par une série de calamité au tournant 2000, a renoué avec les profits.

Les passagers, s'il faut en croire un sondage mené en mai dernier pour le compte de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), semblent avoir résolument confiance dans les dispositifs de sécurité mis en place depuis 2001.

Toutefois, de telles données sont volatiles, et des crises périodiques comme Londres en a connu en août dernier empêchent tout retour à la normale, du moins à la normale pré-2001.