Imprimer cette page

Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

En profondeur

Le Canada après le 11 septembre

Des milliers de kilomètres de côtes

Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 24
Envoyer à un ami

Le Canada après le 11 septembre

Des milliers de kilomètres de côtes

Journaliste : Nicolas Duguay

S'il y a un maillon faible dans la chaîne de sécurité qui nous protège de la menace terroriste, la plupart des experts s'entendent pour pointer en direction du transport maritime.

Un port nord-américain

Photo: La Presse Canadienne /Mike Derer

En effet, le secteur maritime a toujours été, et ce, depuis fort longtemps, réfractaire à tout type de contrôle étatique. Par sa nature même, sa structure est chaotique, et un navire battant sous un pavillon de complaisance, libérien par exemple, peut très bien appartenir à un armateur turc dont les bureaux sont à Londres, transporter de la marchandise marocaine à destination des États-Unis pour une entreprise française, le tout avec un équipage exclusivement philippin...

Et les experts craignent que de tels navires - il y en a chaque jour des dizaines de milliers qui sillonnent les océans - puissent être utilisés pour commettre des attentats au moins aussi dévastateurs que ceux du 11 septembre 2001.

Des spécialistes de la sécurité maritime redoutent aussi que des terroristes ne profitent de la porosité des vastes littoraux nord-américains pour échapper à tout contrôle frontalier et s'installer tranquillement au coeur de leur cible potentielle.

Au Canada seulement, qui possède l'un des plus importants littoraux du monde, les autorités ont dépensé depuis septembre 2001 plus de 930 millions de dollars pour les seules initiatives sécuritaires maritimes.

Des appareils sophistiqués de détection ont été installés dans les grands ports dans l'espoir de débusquer d'éventuelles armes de destruction massive cachées dans l'un ou l'autre des millions de conteneurs qui entrent, chaque année, au pays.

Finalement, davantage de navires de patrouille semi-hauturiers seront mis en service à partir de 2009 afin d'intercepter les navires suspects entrant dans les eaux territoriales canadiennes.